Elle priait pour un mari… elle a épousé un démon !

Elle priait pour un mari… elle a épousé un démon !

Elle priait pour un mari. Elle a épousé un démon. Les histoires de Flaudiv. Seigneur, oh mon Père, montre-moi, je t’en supplie, l’homme de ma vie. Tu as déclaré dans ta parole qu’il n’est pas bon que l’homme soit seul et tu as formé la femme à partir de sa côte. Alors, montre-le-moi ou enlève ce désir de mariage qui me tourmente chaque nuit.

 La voix de Nadia déchira le silence matinal. À genoux dans sa chambre, elle priait avec une intensité presque douloureuse, les larmes coulant le long de ses joues. Depuis des mois, la même prière revenait chaque Nadia, 27 ans, fille unique, étudiante sérieuse en master de sciences économiques, se levait chaque matin avant l’aube pour supplier Dieu de lui accorder un mari selon son cœur. Elle a été élevée par sa mère après le décès de son père.

 Malgré la pression de ses études et les devoirs, elle tenait à ses prières matinales plus que tout. “Tu vas encore arriver en retard pour tes cours à l’université”, murmura sa mère depuis la cuisine, entendant sa voix s’élever avec véhém. “Maman, je ne peux pas m’arrêter.

 Je refuse de tomber sur un homme qui va me détruire. Je veux un mari qui aime Dieu, pas un homme qui fera de ma vie un enfer.” La porte s’ouvrit brusquement. Sa mère la fixa avec inquiétude. Nadia, tu cri encore ? Les voisins vont finir par penser que tu deviens folle. Maman, je ne veux pas finir comme ces femmes qui pleurent chaque dimanche à l’église. Je veux un mari choisi par Dieu.

 Un silence pesant s’installa, interrompu seulement par les premiers bruits du quartier qui s’animait et les moteurs de moto au loin. Sa mère soupira profondément avant de la prendre dans ses bras. Ma fille, Dieu t’entend, mais ne laisse pas l’impatience te pousser dans les bras de n’importe qui. Un frisson parcourut Nadia.

 La nuit venait de tomber. Le culte d’enseignement s’était terminé plus tard que prévu. Et Nadia, serrant sa Bible contre elle, avançait seule, le cœur apaisé par le message qu’elle venait d’entendre. Soudain, une voiture s’arrêta lentement à sa hauteur.

 La vitre côté passager descendit dans un bruit feutré, laissant apparaître le visage d’un homme élégant, costume sombre, parfaitement ajusté. Ses yeux brillaient sous les réverbaires. “Bonsoir, vous permettez que je vous dépose ?” proposa-t-il d’une voix grave et posée. Nadia s’arrêta net. Sa mère lui avait souvent répété de se méfier des inconnus, surtout la nuit. Elle serra son sac plus fort.

 “Non merci, je préfère continuer à pied”, répondit-elle d’un ton ferme. L’homme ne montra aucun signe de contrariété. Au contraire, il esquissa un léger sourire. “Vous êtes courageuse, mais ce quartier n’est pas sûr à cette heure. Vous sortez de l’église, n’est-ce pas ?” demanda-t-il comme s’il connaissait déjà la réponse.

 “Oui, mais je vous ai dit que je préfère marcher.” “Merci quand même”, répliqua-t-elle en reprenant sa marche, le pas rapide. La voiture la suivit jusqu’à ce qu’elle atteigne la grande avenue où elle monta dans un bus. Elle se retourna une dernière fois. Raymond était debout devant sa voiture garée, la regardant partir avec un petit sourire énigmatique.

 Les jours suivants, Nadia le recroisa à plusieurs reprises exactement dans la même rue où il l’avait abordé la première fois. Chaque fois, il l’apercevait en sortant de l’église, lui lançait un “bonsoir, courtoi” et repartait. Deux semaines plus tard, Raymond finit par marcher quelques pas à ses côtés. Je m’appelle Raymond”, dit-il d’une voix posée.

 “Vous êtes”. Nadia, répondit-elle à contre-cœur. Enchanté Nadia, vous êtes étudiante ? Oui, en master. Et vous ? Je suis un homme d’affaires. On dirait qu’on se croise souvent dans ce coin. Un silence gêné s’installa. Nadia n’osait pas lui demander s’il la suivait volontairement, mais au fond d’elle, une petite voix la mettait en garde.

Pourtant, la curiosité commençait à l’emporter. Une nuit, alors qu’il s’était assis dans un restaurant, Raymond la regarda droit dans les yeux. Nadia, je te vois souvent aller à l’église, même les jours de semaine. Tu y trouves vraiment quelque chose ? Demanda-t-il, le ton curieux mais sincère.

 Nadia sourit faiblement, un éclat s’allumant dans ses yeux. Oui, Raymond. L’église est plus qu’un lieu pour moi. C’est ma maison, mon refuge. C’est là que je parle à Dieu, que je retrouve la paix. Ma vie n’a de sens que si elle est conduite par lui. Elle se mit à parler avec passion de ses expériences. Ses mots coulaient comme un torrent, empli de ferveur.

 Raymond l’écoutait sans l’interrompre, hochant la tête, le visage fermait. Lorsque Nadia termina, il inspira profondément, baissant un instant les yeux. Nadia, tu es spécial. Je n’ai jamais rencontré une femme comme toi et je préfère être honnête avec toi. Moi, je ne crois pas en Dieu. Je ne crois pas à ces histoires de prière et de miracles.

 Je préfère te le dire maintenant plutôt que de te tromper. Ces mots la figèrent. Alors, pourquoi continuer à m’approcher ? Demanda-t-elle la voix serrée. Parce que je veux te connaître. Parce que tu es spécial, murmura-t-il. Le regard intense. Nadia baissa les yeux. partagé entre l’attirance et la peur, elle fixait le sol, la gorge serrée.

 “Tu comprends que je ne peux pas envisager une relation sérieuse avec un homme qui ne croit pas en Dieu ?” finit-elle par dire, la voix brisée. Raymond resta un moment silencieux, la regardant, puis il soupira profondément.

 “Alors, dis-moi quoi faire, Nadia ? Dis-moi comment te prouver que je peux partager ta foi”, dit-il d’une voix douce mais ferme. Elle releva lentement la tête, surprise et confuse. Je je ne peux pas te forcer à croire, mais je sais que ma vie doit être avec un homme qui aime Dieu plus que moi, sinon ça ne marchera pas. Raymond posa doucement sa main sur la sienne, son regardant presque suppliant : “Si ce qu’il faut pour être avec toi, alors je viendrai avec toi à l’église.” “Quoi !” s’étonnat-t-elle, les yeux écarquillés.

 Si c’est ce qu’il faut pour qu’on avance ensemble, je le ferai. Nadia sentit son cœur chaviré. Était un signe de Dieu, elle décida de lui donner une chance, convaincu qu’avec le temps, il finirait par se convertir sincèrement. Deux semaines plus tard, Nadia et Raymond s’étaient rapprochés comme jamais.

 Chaque soir, leur voix se retrouvait au bout du fil et leur conversation s’étirait jusqu’au cœur de la nuit. Raymond semblait passionné par tout ce qu’elle racontait et elle se surprenait à espérer qu’il soit l’homme envoyé par Dieu. Le dimanche suivant, Raymond apparut au portail de l’église. Nadia e eu le cœur qui battait la Chamade.

 À la fin du culte, les membres du comité d’accueil vinrent lui serrer la main, heureux de voir ce jeune homme nouvellement intéressé par la foi. “Merci d’être venu, dit Nadia, radieuse lorsqu’ils se retrouvèrent à la sortie près de l’entrée. C’était intéressant”, répondit Raymond avec un sourire. Je l’ai fait pour toi. Les semaines suivantes, Raymond continua de l’accompagner chaque dimanche.

 Il saluait les pasteurs, se mêlait aux jeunes, feignait l’enthousiasme pendant les champs. Nadia se sentait bénie. Elle voyait dans cet engagement un signe clair que Dieu exauçait ses prières. Peu à peu, ils devinrent un couple officiel. Les messages doux se multipliaient, les appels nocturnes aussi.

 Un soir, alors qu’ils étaient dans un restaurant, Raymond attrapa ses mains et la fixa intensément. Je t’aime Nadia, je veux que tu saches que je suis sérieux. Tu es la femme que j’attendais. Elle sentit les larmes lui monter aux yeux. Les barrières qu’elle avait érigé s’effondraient.

 Elle s’imaginait déjà mariée à lui, construisant un foyer uni et béni. Un mois plus tard, Nadia et Raymond formaient le couple que beaucoup enviaient. Toujours élégant, toujours ensemble, affichant un amour apparemment parfait. Il sortait souvent dîner dans les restaurants du quartier et Raymond continuait de l’accompagner fidèlement à l’église chaque dimanche. Il se montrait attentionné.

 Il portait son sac, l’attendait après ses cours, la surprenait avec de petits cadeaux. Leur relation était devenue sérieuse, presque fusionnelle. Nadia se sentait bénie. Elle priait chaque matin pour que Dieu bénisse leur union. Certaines filles de l’église chuchotaient à leur passage.

 Tu as vu le fiancé de Nadia ? Quel homme même prière he ? que cette grâce me localise. Elle souriait, persuadée que Dieu avait enfin exaucé ses prières. De semaines plus tard, alors qu’ils étaient chez Raymond pour un déjeuner, ils sortitent un instant et son téléphone laissé sur la table vibra. L’écran s’alluma, affichant un message WhatsApp.

 Tu me manques bébé, hier soir était magique. Le cœur de Nadia manca un battement. Les mains tremblantes, elle lut et relut le message. Quand Raymond revint, elle était figée, le téléphone toujours entre ses mains. “Qu’est-ce que c’est que ça, Raymond ?” demanda-t-elle d’une voix étranglée. Il blémit, arracha le téléphone puis tenta de poser sa main sur son épaule.

 “Ce n’est rien, Nadia, je t’assure, c’est le diable qui veut détruire ce qu’on construit !” cria-t-il, la voix paniquée. “Ne me mens pas. Qui est cette femme ?” hurla-telle, les larmes roulant sur ses joues. Il se mit à genoux, la suppliant. Je t’en supplie, pardonne-moi. C’était avant toi. Je n’ai rien fait de mal depuis qu’on est ensemble.

 Le diable veut juste semer la confusion. Dans les jours suivants, Nadia resta silencieuse, évitant ses appels. Elle se réfugiait dans la prière, le cœur déchiré. Ses amis proches la supplient de le quitter. “Il n’est pas digne de toi, Nadia”, lui répétait Marty. Mais Raymond ne lâchait pas. Il venait l’attendre chaque soir devant l’université.

 parfois sous la pluie, implorant son pardon. Une semaine plus tard, Nadia céda. D’accord, Raymond, je te pardonne, mais ne me trahi plus jamais, dit-elle la voix tremblante. Jamais, je te le jure, murmura-t-il en la serrant contre lui. Trois semaines plus tard, Nadia et Raymond semblaient plus amoureux que jamais.

 Leur relation avait repris son cours. Nadia, rassurée par ses promesses, s’était convaincu que Raymond avait changé. Elle remerciait Dieu chaque matin pour leur amour retrouvé. Ce samedi soir-là, Raymond avait réservé une table dans un restaurant élégant du centre-ville pour fêter leurs 6 mois de relation officielle.

 Il riait encore d’une plaisanterie lorsque le serveur s’approcha, le menu à la main. “Bonsoir madame, monsieur, que désirez-vous ?” demanda-t-il en souriant, ses yeux se posant un instant sur Nadia. Je prendrai”, commença-t-elle, légèrement embarrassée par le regard du serveur. Avant qu’elle ne termine, Raymond posa brutalement son verre sur la table, faisant sursauter Nadia et le serveur.

“Pourquoi tu le regardes comme ça ? Pourquoi tu souris ?” cracha-t-il la voix glaciale. “Raymond, c’est juste le serveur, il fait son travail”, protesta Nadia, paniqué. En une fraction de secondes, il leva la main et la gifla violemment. Le claquement sec raisonna dans la salle. Le silence s’abattit sur le restaurant.

 Les conversations se figèrent, les regards horrifiés se tournèrent vers eux. Nadia porta la main à sa joue, le visage lit vide. Les larmes lui montèrent immédiatement aux yeux. “Raymond, comment as-tu pu ?” balbucia-t-elle la voix étranglée. “Tu m’as humilié !” cria-t-il, les yeux fous en se levant brusquement.

 Tétanisé, elle se leva, attrapa son sac et sortit précipitamment du restaurant sous les regards choqués des clients. Dans la rue, elle courut jusqu’à un taxi, le cœur brisé, les sanglots secouant son corps. Le lendemain, Raymond vint chez elle tôt le matin. Sa mère ouvrit la porte, surprise et appela Nadia.

 Je suis désolée, Nadia, je ne sais pas ce qui m’a pris. Le diable m’a poussé. Pardonne-moi, je t’en supplie, s’englotta-t-il en tombant à genou devant elle. Nadia resta silencie, leage fermé tandis que sa mère l’a fixé avec une inquiétude grandissante. Après plusieurs jours de silence et de supplications répété, elle céda finalement. C’est la dernière fois, Raymond, dit-elle, la voix tremblante.

 Plus jamais tu ne lèveras la main sur moi. Il hocha la tête, les yeux baissés, jurant de changer. Nadia, convaincue que Dieu voulait qu’elle lui accorde une seconde chance, décida de continuer la relation. Une semaine plus tard, Nadia n’avait toujours pas retrouvé la paix.

 Bien qu’elle ait pardonné à Raymond, l’image de sa main s’abattant sur son visage la hantait chaque nuit. Le moindre bruit la faisait sursauter. Un soir, épuisée de remord et de peur, elle s’enferma dans sa chambre et tomba à genoux. Sa voix, d’abord tremblante s’éleva peu à peu, emplissant la pièce d’une intensité presque irréelle. Seigneur, je t’en supplie, si cet homme n’est pas l’homme de ma vie, éloigne-le de moi. Prit-elle, les larmes coulantes à flot.

 Elle resta des heures ainsi à genoux. Alors que la fatigue la gagnait, ses paupières se fermèrent un instant. Elle eut comme une vision éveillée. Elle vit Raymond debout mais lourdement enchaîné, ses bras et ses jambes prisonnier de lourdes chaînes noires. Il la regardait fixement avec un sourire atroce. Elle se redressa brusquement.

 Seigneur, libère mon homme de ses chaînes. Libère-le, je t’en supplie”, cria-t-elle, la voix étranglée par l’émotion. À cet instant, Nadia se persuada que Dieu venait de lui révéler que Raymond était sous l’emprise de force maléfique et qu’elle devait l’aider à s’en libérer.

 Les jours suivants, elle redoubla de prière et de jeûne, s’investissant encore plus dans l’église. Convaincue qu’elle devait sauver Raymond, elle le voyait maintenant comme un homme blessé qu’elle seule pourrait ramener à Dieu. Deux mois plus tard, Raymond surprit Nadia avec une demande en mariage. Il sortait d’un culte du dimanche matin quand il mit un genou à terre juste à la sortie de l’église avec une petite boîte dans la main. Nadia, tu es la femme que j’ai cherché toute ma vie. Épouse-moi.

Construisons notre avenir ensemble, murmura-t-il, le regard intense. Quelques fidèles qui sortaient applaudit en les voyant. Nadia, submergée par l’émotion, dit oui les larmes aux yeux. Pour elle, c’était la confirmation que Dieu avait entendu ses prières.

 Quatre mois plus tard, leur mariage fut célébré dans une grande salle. La cérémonie rassembla famille, amis et membres de l’église. Tous admirant ce couple apparemment béni. Le pasteur bénit leur union dans une ambiance émotive. Nadia rayonnait dans sa robe persuadé d’entrer dans le compte de fé qu’elle avait toujours rêvé.

 Après la réception, Raymond l’emmena dans la nouvelle maison qu’il venait d’acheter dans un quartier chic de la ville. C’était une villa moderne au mur blanc et aux grandes baie vitrées avec un jardin soigneusement entretenu. “Tout ça, c’est pour toi Nadia”, murmura-t-il en la faisant entrer dans le salon lumineux. Elle parcourut la maison émerveillée, découvrant les pièces spacieuses.

 Pour Nadia, c’était la confirmation que Dieu les bénissait. Elle passa la première nuit dans ce nouveau foyer, le cœur rempli d’espoir. Les premières semaines dans la nouvelle maison furent plein de douceur. Raymond se montrait attentionné, préparait le petit-déjeuner, organisait des dîners surprises.

 Nadia, elle, se sentait comblé et remerciait Dieu chaque matin pour ce qu’elle croyait être un mariage béni. Mais peu à peu, des fissures apparurent. Raymond se mit à rentrer tard sans explication. Il n’était plus seulement autoritaire. Il devenait cruel au moindre petit écart. Un repas servi en retard, un vêtement mal plié.

 Il se mettait à crier, ces mots tranchants comme des lames. “Tu es incapable de faire quoi que ce soit correctement”, lançait-il la voix emplie de mépris. “Je suis désolé, Raymond”, balbuit-elle, la tête baissée, la voix tremblante.

 Il se mit à la rabaisser quotidiennement, critiquant sa façon de s’habiller, de parler, de rire. Dans les moments de tension, il lui arrivait de la frapper correctement. Nadia cachait ses blessures derrière des manches longues ou des foulards, prétextant des maladresses domestiques lorsqu’on lui posait des questions.

 Un soir, alors qu’elle rentrait d’une réunion de prière qu’elle avait rejointe discrètement, il l’attendait dans le salon, les bras croisés. “Tu étais où ?” demanda-t-il d’une voix glaciale. “À l’église ?” répondit-elle, la voix hésitante. “Je t’ai déjà dit que je ne voulais pas que tu continues à perdre ton temps là-bas”, lâcha-t-il durement.

 Elle tenta de lui expliquer qu’elle avait besoin de ses moments pour se ressourcer, mais il l’interrompit d’un ton tranchant. “À partir de maintenant, tu n’y retourneras plus sans ma permission.” Nadia sentit un frisson glacé. La peur s’installa dans son cœur. Les jours suivants, Raymond devint de plus en plus contrôlant.

 Il surveillait ses allées et venues, vérifiait ses messages et la décourageait de voir ses amis ou sa famille. Quelquefois quand elle essayait de protester, il changeait brusquement de ton, la rassurant avec des mots doux. “Je fais ça parce que je t’aime, Nadia. Tu es ma femme. Je veux juste te protéger”, disait-il en la prenant dans ses bras. Elle s’accrochait à ses moments de tendresse, espérant qu’ils effaceraient ses peurs.

 Mais elle se renferma peu à peu, coupant presque tout contact avec ses amis. Même sa mère, qui remarquait ses silences prolongés ne recevait plus de visite. Nadia se répétait sans cesse que le mariage était un engagement pour la vie, qu’elle devait supporter ses souffrances, car le mariage est pour le meilleur et pour le pire.

 Elle craignait aussi ce que les gens penseraient si elle avouait la vérité. Elle venait à peine de se marier et quitter son mari si tôt serait pour beaucoup un signe d’échec, un sujet de moquerie. Elle imaginait déjà les regards accusateurs à l’église et cette honte la paralysait.

 Chaque matin, elle se levait et préparait le petit-déjeuner avec soin, espérant que son dévouement ferait revenir le rayon tendre qu’elle avait connu au début. Deux mois après le mariage, Raymond reprit discrètement l’habitude de s’absenter plusieurs soirs par semaine. À chaque fois, il prétextait des rendez-vous d’affaires urgents ou des clients qu’il devait rencontrer tard.

 Nadia, déjà épuisé moralement, ne posait plus de questions, de peur de déclencher sa colère. Ce qu’elle ignorait, c’est que Raymond se rendait dans son ancien appartement, là où il vivait avant leur mariage. Dans cet appartement se trouvait une chambre verrouillée en permanence. Derrière cette porte, un hôtel avait été installé.

 C’est là que depuis des années, Raymond entretenait un secret macabre. Chaque femme avec qui il avait eu des rapports intimes y avait vu son utérus sacrifier dans des rituels destinés à nourrir ses pactes. Ces sacrifices lui avaient permis de prospérer rapidement, d’étendre ses affaires et de gagner la confiance des puissants.

 3 mois après le mariage, un soir, il se rendit dans un lieu pour une réunion exceptionnelle avec les membres de sa secte. Le gourou prit la parole. Raymond, je t’avais dit de prendre une femme au cœur pur. Tu as obéi. Cette femme t’a apporté ce que tu n’aurais jamais pu atteindre seul.

 Son utérus ne sera pas scellé comme ceux des autres, car c’est plutôt son esprit qui est lié à ta fortune. Tant qu’elle vivra, chaque fois que tu l’appelleras, elle te produira de l’argent. Sa souffrance deviendra ta richesse. Autour de lui, les autres membres hochèrent la tête en silence. Raymond, le regard sombre, sentit une excitation froide l’envahir.

Son mariage n’était pas un simple engagement, mais un sacrifice vivant. Le gourou fit un signe aux autres membres qui entonnèrent des incantations sombres. Une fumée épaisse emplit la pièce. “Q’elle vienne à nous ! Qu’elle soit scellée dans l’esprit !” cria le gourou.

 Dans un frisson glacé, Raymond vit l’image de Nadia apparaître dans la fumée, les yeux fermés comme endormi. Les champs s’amplifièrent. Le rituel atteignit son paroxisme. “C’est fait”, déclara enfin le vieil homme d’une voix éteinte. “Tant qu’elle vivra, elle sera ta clé.” Quelques jours après les absences répétées de Raymond, Nadia se sentait au plus bas. Ses journées n’étaient plus que silence et angoisse. Elle se levait sans appétit, erit dans la maison immense.

 Un soir, alors qu’elle rangeait la chambre, son regarda sur la Bible qu’elle n’ouvrait presque plus. Elle s’assit au pied du lit, la serra contre elle et éclata en sanglot. Sa voix s’éleva brisée. Seigneur, pourquoi ? Pourquoi m’as-tu abandonné ? Pourquoi m’as-tu laissé épouser cet homme ? Murmura-t-elle, ses larmes inondant ses joues.

 Elle resta longtemps ainsi, seule dans la peine ombre, à ressasser chaque détail depuis leur rencontre. Elle se souvenait de la première fois qu’il l’avait frappé au restaurant, du message d’une autre femme qu’elle avait découvert, de la façon dont il avait su la manipuler avec ses mots doux. Elle se souvenait surtout de la vision où elle l’avait vu enchaîner, qu’elle avait interprété comme un signe qu’elle devait le sauver.

 Cette nuit-là, la vérité lui apparut dans toute sa cruauté. Elle avait ignoré tous les avertissements. Elle avait confondu l’amour avec un piège. Elle avait cru pouvoir le changer alors qu’il la détruisait peu à peu. “Mon Dieu, qu’est-je fait ?” s’englotta-telle, la voix cassée, la tête dans les mains.

 Elle se promit pourtant dans un souffle qu’elle devait trouver un moyen de s’en sortir, même si elle ignorait encore comment. La nuit suivant sa prière désespérée, Nadia remarqua que Raymond s’habillait à la hâte, l’air agitée. Il évitait son regard, prit ses clés et sortit sans un mot. Une intuition irrépressible poussa Nadia à le suivre. Elle sortit quelques minutes après lui et stopa une moto taxi pour le suivre discrètement à distance.

 Elle levit s’éloigner du quartier puis s’arrêter devant son ancien immeuble. Il entra rapidement, jetant un coup d’œil nerveux autour de lui. Nadia attendit quelques minutes avant de descendre de la moto. Elle gravit lentement les escaliers et poussa la porte entrouverte de l’appartement. À l’intérieur, un silence pesant régnait.

 La lumière d’une bougie filtrait sous une porte. Nadia s’approcha et, retenant son souffle devant la porte, légèrement entrouvrie, ce qu’elle vit la glaça. Raymond était agenouillé devant un hôtel. Il psalmodiait des incantations, les mains levées vers un tissu sombre posé au centre de l’hôtel. Un cri échappa à Nadia avant même qu’elle ne puisse le contenir.

 Raymond se retourna d’un bon, ses yeux écarquillés de rage et de stupeur. “Nadia hurla-t-il, se précipitant vers elle. Elle tourna les talons et s’élança dans le couloir, manquant de tomber dans la panique. Les pas de Raymont raisonnit derrière elle comme des coups de tonner. Elle dévala les escaliers, déboucha dans la rue et agita frénétiquement la main pour arrêter un taxi qui passait.

 “Roulez, roulez vite, je vous en supplie.” La voix brisée par la peur. Le taxi démarra en trombe. Nadia se retourne et vit la silhouette de Raymond seul sur le trottoir, ses yeux lançant des éclairs de rage sous la lumière des lampadaires. Elle savait désormais la vérité.

 L’homme qu’elle avait épousé n’était pas seulement violent, il était un ritualiste dangereux. Une heure plus tard, elle arriva en trompe chez sa mère. Depuis des mois, Nadia n’y allait plus souvent. Elle disait qu’elle était trop occupée. Sa mère avait pourtant ressenti le changement. La voix de sa fille, autrefois vive, était devenue éteinte. Ses visites étaient courtes, ses sourires forcés. Lorsque Nadia frappa à la porte, sa mère l’ouvrit aussitôt, surprise de la voir.

 Nadia, “Ma fille, tu es malade ? Viens, entre vite !” s’exclama-t-elle, l’inquiétude peinte sur le visage. Dès qu’elle franchit le seuil, Nadia éclata en sanglot, incapable de prononcer un mot. Sa mère la prit dans ses bras, la conduisit jusqu’au canapé et attendit qu’elle se calme. Après de longues minutes de silence entrecoupé de larmes, Nadia commença à parler. Elle raconta tout.

 La gifle au restaurant, les insultes, les interdictions de prier, les absences mystérieuses et maintenant ce qu’elle venait de voir dans l’appartement. Maman, j’ai eu des signes, tellement de signes, je les ai tous ignoré !”, s’englotta-t-elle, la voix brisée. Sa mère, horrifié, lui essuya le visage avec tendresse. “Oh, ma fille, pourquoi ne m’as-tu rien dit ? Pourquoi as-tu porté ce fardeau seul ?” demanda-t-elle, la voix tremblante.

Nadia sequouait la tête, incapable de répondre. Elle craignait de décevoir, de détruire l’image de mariage parfait qu’elle avait voulu construire. Sa mère la serra contre elle, plus déterminée que jamais. Tu ne retourneras pas là-bas, Nadia, tu es ma fille. Je vais te protéger, promit-elle. La voix ferme comme une épée.

 Pour la première fois depuis des mois, Nadia sentit un poids s’alléger sur sa poitrine. Elle n’était plus seule. Cette nuit-même, après avoir entendu toute l’histoire, la mère de Nadia prit son téléphone et appela le pasteur principal de leur église. Sa voix tremblait à peine, mais sa détermination était palpable. Pasteur, c’est la mère de Nadia.

 Ma fille est en danger. Je vous en supplie, aidez-nous, murmura-t-elle, jetant des coups d’œil inquiets vers la porte. Le pasteur, abassourdi par le récit, promis de venir dès le lendemain avec deux diacres de confiance. Ensemble, ils élaborèrent un plan.

 Nadia devait rester cachée chez sa mère le temps de trouver un refuge plus sûr, le pasteur proposa de la loger temporairement dans la maison d’une fidèle installée dans une autre ville, loin du quartier où Raymond pourrait la chercher. Le lendemain, le pasteur et les deux diacres arrivèrent chez la mère de Nadia dans le salon, ils prièrent tous ensemble, élevant la voix pour supplier Dieu de protéger Nadia.

 La mère, les mains levées, implorait : “Seigneur, mets ta main sur ma fille, brise le jouen enchaîne.” Pendant ce temps, Raymond, qui n’avait pas eu de nouvelles de Nadia depuis sa fuite, commençait à s’agiter. Il appelait frénétiquement, envoyait des messages de plus en plus menaçants. “Rentre immédiatement, où tu le regretteras, où que tu sois, je finirai par te retrouver.” Ces messages glaçaient Nadia.

 Elle éteignit son téléphone sur les conseils du pasteur. Le soir même avec sa mère, elle décidèrent qu’il était trop risqué de rester en ville plus longtemps. À l’aube, un véhicule passa récupérer Nadia et sa mère. Le pasteur lui tendit la main, la regardant droit dans les yeux. C’est le moment, ma fille. Dieu ne t’a pas abandonné. Tu vas sortir de cet enfer.

 Ils quittèrent la maison dans le silence. Le lendemain après-midi, alors que Nadia se cachait chez un membre de l’église avec sa mère, Raymond, fou de rage, décida de se rendre directement chez la mère de Nadia. Dans sa tête, il était persuadé qu’elle n’avait nulle part ailleurs où aller. Il arriva en trompe dans la cour de la maison, le regard fou.

 Il frappa violemment à la porte. Encore et encore. “Ouvre, Nadia, je sais que tu es là”, hurla-t-il, la voix déformée par la colère. Il tourna la poignée, tambourina de plus belles, mais aucun bruit ne venait de l’intérieur. Le voisinage, silencieux, observait la scène derrière des rideaux entrouverts, terrifiés par l’expression de son visage.

 Après plusieurs minutes de cri et d’insulte, Raymond se rendit à l’évidence. La maison était vide. Son cœur battait si fort qu’il en avait mal à la poitrine. Il jeta un regard circulaire autour de lui comme un animal traqué avant de repartir précipitamment. Le visage encore plus sombre.

 Il comprit qu’elle s’était échappée, mais il n’avait pas dit son dernier mot. Cette même nuit, Raymond, fou de rage, se rendit dans son appartement secret. Le visage fermé, il franchit le couloir jusqu’à la pièce de l’hôtel. Il alluma une série de bougies, sortit une robe de Nadia et commença son rituel. Esprit, ramenez-la. Qu’elle se torde de douleur jusqu’à revenir.

Qu’elle ne trouve ni repos ni refuge ? cria-t-il. La voix déformée par la haine. Les flammes des bougies vacillèrent brutalement comme frappé par un vent invisible. Un grondement sourd sembla monter du sol. Raymond, surpris, hésita un instant, mais poursuivit ses incantations avec plus de fureur.

 Pendant ce temps, dans la maison où Nadia et sa mère s’étaient réfugié, le pasteur et un petit groupe de fidèles s’étaient mis à prier à haute voix. Les champs de supplication raisonnaient sous le toit en tôle. Nadia, épuisé mais déterminée, se joignit à eux, les larmes roulant sur ses joues. “Seigneur, libère-moi !” brisa-t-elle le silence, sa voix portant une force nouvelle.

 À ce même moment, dans la pièce de l’hôtel, une bougie explosa brusquement, projetant des gouttes de cire brûlantes sur le visage de Raymond. Il recula, frappé de panique, perdit l’équilibre et heurta la table remplie de fioles, de bougies et d’objets rituels. Un feu se déclencha instantanément, léchant les rideaux sombres.

 La fumée envahit la pièce alors que les flammes se propageaiient rapidement. Raymond tenta de ramper vers la porte, mais il ne voyait presque plus rien. Il cria de rage et de terreur, mais personne ne l’entendit dans la nuit. Des passants ayant remarqué de la fumée alertèrent les secours.

 Les pompiers retrouvèrent le corps calciné de Raymond dans la pièce de l’hôtel. Pendant ce temps, dans la maison de refuge, Nadia pleurait et priait pour sa délivrance. Elle ne savait pas encore que son bourreau venait de périr et qu’une nouvelle page allait enfin pouvoir s’ouvrir pour elle.

 Deux jours plus tard, Nadia appris la nouvelle qui allait bouleverser le reste de sa vie. Raymond était mort dans l’incendie de son appartement, prisonnier de la pièce où il accomplissait ses rituels. À l’annonce de sa mort, elle resta figée. Elle sentit un étrange mélange de soulagement, de tristesse et de peur. Les souvenirs douloureux remontèrent comme un torrent.

 Pendant des heures, elle s’isola, pleurant sans retenue. Quelques semaines après la mort de Raymond, Nadia commença à ressentir de violents malaises, des nausées, des vertiges, une fatigue qu’elle n’avait jamais connue. Sa mère l’emmena à la clinique du quartier. Après plusieurs examens, le médecin la regarda gravement.

 “Mademoiselle Nadia, vous êtes enceinte de 6 semaines”, annonça-t-il. Les mots raisonnèrent dans la pièce comme un coup de tonner. Nadia sentit sa tête tourner. Elle comprit avec horreur qu’elle portait l’enfant de celui qui l’avait détruite. La honte, la peur et la douleur l’envahirent d’un seul coup.

 De retour chez sa mère, elle resta prostrée des heures, l’esprit assailli par des questions sans réponse. Comment allait-elle élever cet enfant ? Que diraient les gens ? Pourtant, au fond d’elle, une certitude naquie. Elle devait transformer sa douleur en armes pour protéger d’autres femmes. Une semaine plus tard, Nadia retourna dans son église. On l’a annoncé pour un témoignage.

 Elle se leva, prit le micro et raconta toute son histoire. J’ai cru qu’aimer un homme suffirait à le sauver. J’ai ignoré les signes. J’ai failli perdre ma vie et aujourd’hui je porte son enfant. Les sanglots parcoururent la salle, mais Nadia, la voix ferme continua. Je refuse de rester prisonnière de ma honte. Je veux que vous sachiez que si un homme vous détruit, ce n’est pas de l’amour.

 Parlez, dénoncez, fuyez avant qu’il ne soit trop tard. À la fin de son témoignage, le pasteur s’approcha et posa la main sur son épaule. Ta vie n’est pas finie, Nadia. Dieu peut encore la restaurer dit-il doucement. Nadia quitta l’église ce jour-là, le cœur encore lourd, mais avec la force de transformer son épreuve en un témoignage pour sauver d’autres vies.

 Quand tu pries en demandant la volonté de Dieu, accepte les signes qu’il t’envoie et n’impose pas tes propres désirs au détriment de sa volonté. Ne laisse jamais la peur du jugement ou la pression sociale t’emprisonner dans une relation toxique.

 Les signes que tu ignores aujourd’hui peuvent devenir les chaînes de ta souffrance demain et le courage de partir, de parler et de demander de l’aide. Car préserver ta vie et ta dignité n’est pas un échec mais la plus grande des victoires. Merci d’avoir suivi cette histoire. N’oublie pas de t’abonner et de laisser un j’aime. À la prochaine pour une nouvelle histoire. 

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