Le PDG Millionnaire Passa la Saint-Valentin Seul – Jusqu’à Ce Qu’il Voie Son Ex Avec un Petit Garçon..

Le PDG Millionnaire Passa la Saint-Valentin Seul – Jusqu’à Ce Qu’il Voie Son Ex Avec un Petit Garçon..

Par une fraîche matinée de février, au sommet d’une tour de verre qui dominait tout Paris, Maxence Delcour fixait la ville comme un étranger. À 40 ans, PDG d’un empire technologique, adoré des médias, craint par ses rivaux, il avait tout, sauf ce que le monde croyait qu’il possédait, un cœur intact.

 Ce jour-là, la Saint-Valentin, les couloirs de sa société vibraient de rire, de livraisons de roses, de messages amoureux. Lui, il avançait seul comme si chaque éclat de joie le frappait en plein thorax. trois ans qu’il avait laissé partir Élise, l’unique femme qu’il avait jamais aimé. Trois ans qu’il portait en secret cette erreur comme un point impossible à déposer.

 Il l’avait quitté pour une raison qu’il n’avoueait à personne, la peur. Peur de s’attacher, peur de la perdre, peur de ressentir trop. Le soir venu, son chauffeur l’attendait, mais Maxence préféra marcher. Il voulait éviter les couples, les regards complices, les vitrines criblées de cœur rouge. Une petite brasserie de quartier attira son regard.

 Il décida d’y entrer juste pour s’asseoir un moment oublié. À peine franchit-il la porte que son souffle se coupa. Elle était là. Élise assise près de la fenêtre, une écharpe crème autour du cou, les cheveux relevés comme elle les portait autrefois lorsqu’elle se concentrait sur quelque chose. Mais ce ne fut pas elle qui pétrifia Maxence, c’était l’enfant à côté d’elle, un petit garçon d’environ 2 ans, boucle chatin, yeux curieusement familier.

 Il riait à rire clair, pur tandis qu’Élise lui essuyait le chocolat sur les lèvres. Elle semblait heureuse d’une manière qu’il n’avait jamais pu lui offrir. Maxence voulut reculer, s’éclipser avant qu’elle ne le voit, mais le destin en avait décidé autrement. Le garçon se retourna, planta son regard dans le sien et lui sourit. Un sourire qui ressemblait au sien.

Maxence sentit une onde glacée parcourir sa colonne vertébrale. Le petit tira sur la manche d’Élise et lui désigna l’homme immobile près du comptoir. Elle se retourna à son tour. Leurs yeux se croisèrent. Des fragments de leur passé revent brutalement. Leur nuit d’hiver, les projets qu’ils faisaient ensemble, les disputes qu’il regrettaient aussitôt et ce dernier regard avant la rupture, celui où elle avait compris qu’il ne reviendrait plus.

 Mais aujourd’hui, c’était différent. Dans ses yeux à elle, il n’y avait ni colère ni tristesse. Il y avait un secret, un secret vivant assis juste à côté d’elle. Maxence sentit son cœur battre plus vite, plus fort jusqu’à y brûler la poitrine. Qui était cet enfant ? Pourquoi lui ressemblait-il autant ? Était-il possible que Épira doucement, comme si elle prenait une décision courageuse, puis se leva avec le petit dans les bras et avança vers lui.

 Chaque pas raisonnait dans le silence de la brasserie. Quand elle arriva à quelques centimètres de lui, elle murmura : “Bonsoir Maxens, je ne pensais pas te revoir un jour, encore moins aujourd’hui.” Le petit posa sa main sur la joue de Maxence, sans aucune hésitation, comme si son instinct le guidait.

 Et soudain, Éise ajouta d’une voix tremblante mais assurée. “Il fallait que tu le vois. Il fallait que tu saches.” Elle baissa les yeux vers l’enfant. Il s’appelle Léon. Elle releva la tête, le fixa droit dans les yeux. Léon court. Maxans sentit la terre se dérober sous ses pieds. Son propre eau, son propre sang et tout ce qu’il avait fuit lui revenait d’un coup implacable.

Avant qu’il ne puisse répondre, un homme entra brusquement dans la brasserie, balayant la salle du regard comme s’il cherchait quelqu’un. Élise palie instantanément. Elle serra Léon contre elle. Maxence, alerté, la regarda. Qui est cet homme ? Demanda-t-il la voix basse. Élise recula d’un pas, la peur visible dans ses yeux.

 Celui que j’ai fuit, Maxence, et il ne doit surtout pas nous trouver, pas lui. Elle n’eut pas le temps d’en dire plus, car l’homme approchait déjà de leur table. Max sentit instantanément son corps se tendre comme si un instinct ancien s’éveillait en lui. L’homme était massif, le regard sombre, la mâchoire serrée.

 Il ne ressemblait pas à un client venu prendre un café. Ses yeux scrutaient chaque visage avec une urgence presque violente. Élise recula encore si précipitamment que Léon, surpris, enfouit son visage contre son épaule. Maxence posa une main sur son bras doucement comme pour l’ancrer. “Élise”, dit-il à voix basse. “d-moi qui il est.

” Elle secoua la tête, incapable de parler. L’homme se rapprochait de plus en plus. Il n’était plus qu’à quelques mètres. Maxence plaça son corps devant elle comme un rempart. Il n’avait pas réfléchi, il n’avait pas eu le temps. C’était instinctif, brut, immédiat. Léon était peut-être son fils. Élise était sa seule faiblesse, mais aussi ce qu’il avait le plus aimé dans sa vie.

 Et aucun étranger n’allait les menacer. L’homme s’arrêta juste devant eux, les yeux fixés sur Élse. “Tu pensais vraiment pouvoir disparaître comme ça ?”, demanda-t-il, d’une voix basse et dangereusement calme. Un silence tendu se répandit autour d’eux. Quelques clients se retournèrent intrigués mais personne n’osa intervenir.

 “Je te conseille de reculer”, dit Maxence. La voix posé mes tranchante. L’homme le regarda de haut en bas, méprisant. “Qui êtes-vous ? Vous ? Ça ne vous regarde pas. Maxence sourit. Un sourire glacial. C’est exactement le contraire. Tout ce qui concerne cette femme me concerne. Élise trembla légèrement. Sa main agripa la manche de Maxence comme pour lui demander de rester près d’elle.

 L’homme suivit ce geste et son regard devint plus noir encore. Il fit un pas en avant. Donne-moi l’enfant, Élise. La salle se figea. Même les serveurs cessèrent de bouger. Jamais, répondit-elle d’une voix cassée. Maxence sentit un frisson glacé lui remonter les chines. Pourquoi veut-il Léon ? Demanda-t-il sans quitter l’homme des yeux.

 Élise avala difficilement sa salive. Il n’est pas son père. Il n’a aucun droit sur lui. Mais il s’est mis en tête que Léon lui appartient. Il était obsédé. J’ai dû partir avant qu’il sa voix se brisa. L’homme lança un rire bref et amer. Obsédé, tu ne m’as jamais compris. Je voulais simplement protéger cet enfant.

 Il n’a rien à faire avec toi. Maxence s’avança d’un pas. Le regard dur. Cet enfant est mon fils. Le silence qui suivit fut écrasant. L’homme cligna des yeux, surpris. Votre fils, vous n’êtes pas sérieux. Très sérieux ? Répliqua Maxens. Alors, vous allez faire demi-tour et oublier jusqu’à son existence. L’homme esquissa un sourire moqueur.

 Vous croyez vraiment que votre argent vous protège de tout ? Je sais qui vous êtes dès le cours. Je sais ce que vous posséder mais je sais aussi ce que vous avez perdu. Elle vous a quitté ? Non. Et maintenant elle a un enfant qui n’est même pas censé être à vous. Le sang de Maxence ne fit qu’un tour. Il aurait pu frapper cet homme-là sur le champ.

 Mais Léon le fixait encore, ses petits doigts crispés sur son pull. Il devait rester maître de lui. Vous allez partir, répéta Maxence d’un ton froid. Maintenant, l’homme s’apprêtait à répondre quand soudain Léon se mit à pleurer, effrayé par les voix fortes. Élise le serra, le berça doucement, murmurant son prénom. La vue de cet enfant en larme sembla déchaîner quelque chose chez l’inconnu.

 Il tendit brusquement la main vers Léon. Donne-le-moi. Maxence réagit avant même de penser. Il saisit le bras de l’homme, le tordit sèchement et le repoussa d’un geste maîtrisé mais violent. L’homme trébuch et s’écrasa contre une table, renversant ses et assiettes, des crisselles vertes. Un serveur appela la police.

 L’homme, furieux, se redressa tant bien que mal. “Vous allez le regretter dès le cours”, hurla-t-il. “Vous n’avez aucune idée de ce que j’ai en main.” “OK.” Il tourna brusquement les talons et sortit en claquant la porte. La brasserie retrouva progressivement un calme fragile. Maxens, toujours immobile, respirait profondément pour retenir la colère qui bouillonnit en lui.

 Élise le regarda longuement. Max, je suis désolé, je ne voulais pas t’entraîner là-dedans. J’ai essayé de te protéger. En me cachant mon propre fils, répliquail, la voix brisée. Elle serra Léon un peu plus fort. Je ne savais pas comment te le dire. Quand j’ai appris que j’étais enceinte, tu étais déjà loin.

 Tu avais tourné la page et moi, je n’avais que la mienne pour écrire notre histoire. Maxence sentit une douleur sourde lui serrer la poitrine. J’ai tourné la page parce que j’étais stupide, pas parce que je ne t’aimais plus. Élise baissa les yeux. Tout est tellement compliqué, Maxence. Cet homme, il ne va pas abandonner. Je suis parti pour protéger Léon, mais il m’a retrouvé. Il a des contacts partout.

Et maintenant que tu es entré dans l’équation, Maxence lui releva doucement le menton. Tu n’es plus seul. Je ne te laisserai plus jamais affronter ça seul. Elle écarta légèrement la tête, déchirée. Tu ne comprends pas ? Il a des preuves, Maxence, des choses qu’il pourrait utiliser contre moi, contre nous.

 Quelle preuve ! Éise sembla lutter intérieurement. Ses yeux se remplirent de l’arme qu’elle tentait de retenir. Il sait ce qui s’est passé avant notre rupture. Il sait ce que j’ai découvert et s’il révèle ça, tout pourrait s’écrouler. Maxence palie. Qu’est-ce que tu veux dire ? Qu’est-ce qu’il sait, Élise ? Elle inspira profondément, comme si elle s’apprêtait à briser un secret qu’elle portait depuis trop longtemps.

Avant que tu ne partes, j’ai découvert quelque chose sur ta société. Sur quelqu’un que tu considérais comme un ami et ce que j’ai appris pourrait tout détruire. Toi compris ? Elle marqua une pause, la voix tremblante. C’est pour ça que j’ai disparu parce que je ne pouvais pas te mettre en danger.

 Parce que cet homme n’est pas seulement un obsédé. Il est lié à tout ça. Maxence sentit le sol vacillé sous ses pieds. Élise, qu’est-ce que tu as découvert exactement ? Elle ouvrit la bouche pour répondre, mais quelqu’un derrière eux fit soudain claquer la porte de la brasserie. Maxence se retourna. Un nouveau visage venait d’entrer.

 Et celui-ci, il le connaissait parfaitement. Trop parfaitement. C’était Antoine Marel, le directeur financier de son groupe, son ami d’enfance, celui avec qui il avait bâti les premières fondations de son empire, celui en qui il avait confié toutes ses vulnérabilités, ses doutes, ses ambitions. Antoine avança d’un pas tranquille, mais ses yeux brillaient d’une froideur que Maxens n’avait jamais remarqué auparavant.

 Une froideur presque clinique comme s’il évaluait la scène et les personnes qui s’y trouvaient. Maxens, dit-il d’une voix calme, presque chaleureuse. Je te cherchais justement. Maxence sentit sa mâchoire se contracter. Qu’est-ce que tu fais ici, Antoine ? Antoine s’arrêta à quelques pas d’eux, ses mains dans les poches de son manteau, l’air faussement détendu.

 Son regard glissa sur Éise, puis sur Léon, et une lueur brève, trop rapide pour être interprétée, traversa ses yeux. “J’ai entendu dire qu’un incident avait éclaté ici”, reprit-il. Je passais dans le quartier pour notre réunion avec le ministre. J’ai aperçu du mouvement et je t’ai vu entrer. Alors, je suis venu.

 Élise se crispa derrière Maxence. Léon, lui, posa timidement la tête sur son épaule comme s’il comprenait intuitivement que l’homme en face d’eux n’avait rien de rassurant. Maxence ne lâcha pas Antoine du regard. Tu connais cet homme qui nous a menacé ? Celui qui a tenté de prendre Léon ? Antoine inspira profondément puis sourit. Tout dépend.

 Comment s’appelle-t-il ? Élise répondit malgré elle d’une voix à peine audible. Grégoire le maire. Antoine acquaça lentement. Trop lentement. Ah oui, je vois. Une tension glacée traversa l’air. Maxence sentit que quelque chose clochait. Antoine réagissait trop calmement. Il masquait quelque chose. “Tu le connais ?” demanda Maxence d’une voix plus dure qu’il ne l’aurait voulu.

Antoine ossa légèrement les épaules. Pas personnellement, mais son nom circule dans certains dossiers particuliers. Élise recula d’un pas comme frappé. Alors, c’est vrai, tu es lié à eux. Antoine se tourna vers elle, intriguée. Ah eux ! Qui donc ? Elle tremblait. Maxence le remarqua et se plaça un peu plus en avant pour la protéger.

 Arrête ton cinéma, Antoine. Tu sais très bien de quoi elle parle. Antoine resta silencieux une seconde trop longue, puis il lâchare. Bref, je ne sais pas ce qu’elle t’a raconté mais je peux t’assurer que tu fais fausse route. Élise se coouait la tête, ses yeux brillants. Tu étais présent la nuit où tout a commencé.

 Je t’ai vu sortir de son bureau. J’ai vu le dossier que tu portais, celui avec les signatures falsifiées. Et j’ai entendu j’ai entendu la conversation. Antoine se figea. Cette fois, plus aucun masque, plus aucun sourire, juste des yeux d’acier. Maxence sentit un frisson lui transperscer le dos. Élise, murmura-t-il.

 Tu aurais dû me le dire. Elle secoua la tête. Je voulais le faire, mais je ne savais pas si je pouvais te faire confiance. Je ne savais pas si tu étais impliqué ou non. Et si je te disais tout, tu risquais d’être accusé toi aussi. Antoine soupira comme un homme lassé de jouer. Très bien, dit-il enfin, puisque nous exposons les choses, il fit un pas en avant.

 Max se rédit immédiatement : “Ce que tu as vu, Éise, n’était pas ce que tu penses. Ne mens pas, répondit-elle, la voix vibrante d’émotion. Tu as couvert des transferts illégaux. Tu as falsifié les rapports financiers. Tu as manipulé les actionnaires. Et Grégoire, Grégoire travaillait pour vous. Antoine sourit. Un sourire lent, dangereux.

 Je crois que vous ne comprenez pas, dit-il doucement. Vous jouez dans une pièce dont vous ne connaissez ni le script ni les acteurs et vous croyez avoir découvert un secret. Son regard se durcit, mais vous n’avez que des fragments. Et les fragments, c’est facile à détruire. Maxence s’avança d’un pas menaçant.

 N’approche pas d’elle, ni de Léon, ni d’aucun. Antoine le fixa, puis ses yeux se posèrent sur Léon. Alors, c’est vrai, l’enfant est de toi. L’entendre prononcer cela fit bouillir un point profond dans la poitrine de Maxence. Oui, et je te jure que si tu t’en prends à lui. Oh, je n’ai aucune raison de m’en prendre à un enfant, répondit Antoine.

 Mais toi, toi Maxens, tu es un problème. Maxence sentit un souffle glacé lui ronger l’estomac. Pourquoi ? Dit-il lentement. Pourquoi moi ? Antoine s’approcha encore jusqu’à ce qu’il soit à un souffle l’un de l’autre. Sa voix devint un murmure. Parce que tu n’aurais jamais dû rester PDG. Ce siège ne t’appartient plus depuis longtemps et certains préfèrent quelqu’un d’un peu plus malléable à la tête de ton empire.

 Un frisson meurtrier traversa Maxence. C’est toi qui tire les ficelles. Antoine sourit. Pas seulement moi, mais disons que j’ai beaucoup de responsabilité. Il se tourna vers Élise. Quant à toi, tu aurais pu éviter tout ça si tu avais accepté mon offre il y a trois ans. Elle recula à bazourdi. Tu m’avais demandé de de garder le silence.

Oui, dit Antoine avec un haussement d’épaule. Et en échange, tu aurais bénéficié de ma protection. Mais tu as refusé, tu as fui. Tu m’as compliqué les choses. Maxence sentit son sang bouillir. Tu lui as fait du chantage ? Antoine croisa les bras. J’ai fait ce qu’il fallait pour protéger la société. Et si elle avait été raisonnable, rien de tout cela ne serait arrivé, ni pour elle, ni pour vous.

 Il marqua une pause puis ajouta d’un ton plus bas. Et maintenant, Grégoire n’est plus le seul à vouloir récupérer l’enfant. Élise étouffa un cri. Maxence fit un pas menaçant. Pourquoi Léon ? Rugit-il. Antoine s’inclina légèrement comme s’il répondait à une question évidente. Parce qu’un héritier, c’est un outil précieux et ton fils Maxence a déjà plus de valeur que tu ne l’imagines.

 Une seconde de silence, un frisson. Puis Antoine reprit, presque amusé. Et tu n’as aucune idée de ce qui vous attend tous les trois. Il jeta un dernier regard à Léon, puis tourna les talons pour quitter la brasserie, mais Max s’attrapa son bras. Tu ne sortiras pas d’ici. Antoine se pencha légèrement vers lui, un éclair de défi dans les yeux.

 Maxence, tu n’es plus maître de rien. Il arracha son bras d’un geste sec et sortit. La porte claqua. Le vent froid s’engouffra. Élise, Léon dans les bras, se tourna vers Maxens, complètement bouleversé. Max, qu’est-ce qu’on va faire ? Il passa une main dans ses cheveux, le cœur battant. On va partir d’ici maintenant. Et ensuite, il la regarda droit dans les yeux.

 Ensuite, on va découvrir ce qu’il cache et les faire tomber. Mais alors qu’il se dirigeait vers la sortie, un serveur accourut vers Maxence, tremblant. Monsieur, quelqu’un vient de laisser ça pour vous. Il lui tendit une enveloppe noire. À l’intérieur, une seule photo. Maxence blémie. C’était une image de Léon prise en cachette. Et derrière une phrase écrite à la main : “Il y en aura d’autres.

” Max sentit un vertige monté en lui comme si le sol se dérobait sous ses pieds. La photo tremblait entre ses doigts ou peut-être était ce sa main qui tremblait. Élise, voyant son expression, lui arracha presque l’enveloppe. Lorsqu’elle vit l’image, un sanglot sec lui échappa. Elle serra Léon contre elle comme si la simple force de ses bras pouvait empêcher le monde extérieur de les atteindre.

 “Max, quelqu’un nous suit depuis longtemps”, murmura-t-elle. “Put-être même depuis avant que je n’arrive à Paris. Il posa une main apaisante dans son dos. On va sortir d’ici. Pas de panique, pas devant Léon. La brasserie, quelques minutes plus tôt encore bruissante de conversation semblait désormais silencieuse, suspendue.

 Les regards des clients les suivaient, certains compatissants, d’autres simplement curieux. Maxence glissa l’enveloppe dans sa poche et prit Élise par le bras. Ils sortirent dans l’air froid de la rue. Le vent gifla leur visage. Les voitures passaient lentement, indifférentes à la tempête qui grondait dans leur vie. Ma voiture est à deux rues d’ici, dit Maxence.

 On y va à pied. Reste près de moi. Élise aucha la tête. Léon, encore secoué, sucçait son pouce, ses grands yeux humides fixés sur son père sans même comprendre qu’il le regardait. Maxence sentit un poignard invisible lui transpercer la poitrine. Cet enfant aurait dû grandir dans un monde protégé, paisible, pas dans un jeu d’ombre et de menaces.

 Ils marchaient vite, presque en courant. Le bruit de leur pas raisonnait contre les immeubles en pierre. Lorsque la silhouette noire de la berline apparut au coin de la rue, Maxence sentit un soulagement fugace qui s’évapora aussitôt parce qu’une deuxième voiture était garée juste derrière la sienne. Une voiture qu’il ne reconnut pas.

 Les vitres étaient teintées, trop teintées. Élise s’arrêta net. Max, tu crois que ? Il leva une main. Ne bouge pas. Un frisson glacé lui mordit la nuque. Il sortit son téléphone et fit mine d’appeler quelqu’un, mais ses yeux restaient fixés sur la voiture sombre. Pas de mouvement, pas de lumière intérieure. Pourtant, quelque chose clochait, une présence, une tension.

Puis il remarqua la plaque d’immatriculation, pas française. Un véhicule étranger garé juste derrière le sien. À cet endroit précis, à ce moment précis. Trop de coïncidence. On change de plan. On marche encore un peu dit-il de l’autre côté. Maintenant, Élise resserra son étreinte sur Léon et ils rebroussèrent chemin prenant la première ruelle transversale.

 Le vent soufflait plus fort, les pavés glissaient, les murs se rapprochaient, étroits, étouffant. “Où on va ?”, demanda Élise, essoufflé. “J’appelle Robert”, répondit Maxence. “Il va nous rejoindre.” Il s’est géré ce genre de Il s’interrompit. Une silhouette venait d’apparaître à l’extrémité de la ruelle. Un homme capuche rabattue, main dans les poches.

Immobile, trop immobile. Élise Blémie, c’est lui ? Non, dit Maxens immédiatement. Ce n’est pas Grégoire, mais ça n’avait rien de rassurant. Léon génit doucement. Éce tenta de le bercer mais ses mains tremblaient. Maxence observa la silhouette. L’homme ne bougeait pas, pas un pas, pas un geste, comme s’il attendait ou comme s’il observait.

 fait demi-tour”, murmura Maxens. Sans courir, ils se retournèrent et accélérèrent légèrement. Ils eurent à peine le temps de faire trois pas qu’une deuxième silhouette apparut de l’autre côté de la ruelle. Leur seul échappatoire venait de se refermer. Élise lâcha allaitement. Il nous encercle. Max. Maxence prit une respiration profonde.

 Il posa sa main sur la sienne, s renfort. Écoute-moi, tu vas marcher derrière moi. Et peu importe ce qu’il se passe, tu ne lâches pas Léon. D’accord ? Elle hocha la tête, les larmes aux yeux. Les deux silhouettes avançaient désormais lentement comme deux prédateurs resserrant les taux. Leur pas raisonnait contre les murs, parfaitement synchronisé.

 Maxence d court lança l’un d’eux d’une voix grave. “On veut parler”, ajouta l’autre. “Je n’ai rien à vous dire”, répondit Maxence sèchement. “Laissez-nous passer. Ce n’est pas négociable.” La voix était neutre, presque polie, ce qui rendait la menace encore plus glaçante. L’homme le plus proche leva doucement les mains.

Pumes ouvertes, pas besoin de violence, nous voulons seulement discuter. Elle et l’enfant ne sont pas concernés. Élise retint un hoquet de panique. Ne les écoute pas. Ce n’est jamais vrai, Max. Jamais. Maxence la repoussa légèrement derrière lui. Puis il regarda l’homme droit dans les yeux.

 Vous êtes s’envoyé par qui ? L’homme esquissa un sourire presque imperceptible. Vous le savez déjà, Antoine ou ce qu’il y avait derrière Antoine, je vous préviens, dit Maxence d’une voix glaciale, si vous faites un seul geste. Nous ne voulons pas les blesser, répéta. Nous voulons simplement que vous coopériez. Venez avec nous, parlez, réglerz ce qui doit l’être et tout rentrera dans l’ordre.

Tout rentrera dans l’ordre. Cette phrase sonnait comme une menace déguisée. Maxence sentit son cœur se mettre à battre plus fort. Il n’avait pas peur pour lui, mais pour Éise, pour Léon, pour ce petit garçon qui n’avait rien demandé à personne. L’homme reprit : “Si vous refusez, ce sera plus compliqué pour tout le monde.

 Maxence serra les dents. Vous ne me prenez pas. On ne vous prend pas Maxence. On vous protège et on protège la société.” Il eu un rire amè. Ma société plus vraiment la vôtre. Pas depuis longtemps, Élise étouffa un sanglot. Maxence sentit sa rage monter comme une vague brûlante. Il inspira profondément, tenta de réfléchir. Deux adversaires.

 Élise avec un enfant dans les bras dans une ruelle étroite. Aucune issue simple. Soudain, un bruit se raisonna derrière eux. Des pas rapides, très rapides. Les silhouettes se tournèrent brusquement et de l’ombre surgit une troisième personne. Bougez pas. La voix était grave, autoritaire. Une main massive saisit Élise pour la tirer sur le côté, mais pas violemment, protecteur, pas hostile.

 Max se retourna prêt à frapper et resta figé. C’était Robert, son garde du corps, son ombre, l’homme le plus fidèle qu’il ait jamais eu dans sa vie. Vous touchez un seul cheveux de cette famille et je vous enterre moi-même, dit-il sans hausser la voix. Les deux silhouettes reculèrent légèrement. Pas beaucoup, mais assez pour montrer qu’elle n’avait pas prévu cette variable. Robert se plaça devant Maxens.

son corps large formant un rempart. Reculer dit-il maintenant. Mais au lieu de reculer, l’un des hommes sortit lentement quelque chose de sa poche. Pas une arme, un téléphone. Il appuya sur l’écran. Une vidéo se lança et Maxence sentit son sang se glacer parce que sur l’écran, on voyait Elise.

 Élise dans un bureau, un dossier ouvert et sa voix tremblante qui disait : “Si Maxence découvre ça, il ne me pardonnera jamais.” Le visage d’Élise apparaissant sur l’écran était un coup de poignard. Sa voix, brisée, semblait venir d’une autre vie, une vie où elle avait dû choisir entre vérité et survie. Les hommes fixaient Maxens en silence, guettant la moindre fissure dans son regard.

 Il voulait le détruire de l’intérieur, briser sa confiance, déchaîner sa colère contre Élise. Mais ce ne fut pas la colère qui envahie Maxence. Ce fut une étrange lucidité. Il regarda la vidéo jusqu’au bout. On y voyait Élise refermer le dossier précipitamment, essuyer ses larmes et sortir du bureau comme quelqu’un qui s’apprêtait à disparaître pour sauver davantage que sa propre vie. La vidéo s’arrêta.

 Un silence lourd s’abattit sur la ruelle. Élise tremblait, le souffle coupé. Max, je t’en supplie, je ne voulais pas te blesser. Je ne pouvais pas, je ne savais pas comment. Elle cherchait ses mots, mais il s’étranglait dans sa gorge, trop serré par la peur. Maxence la regarda longuement, puis il fit quelque chose que personne n’attendait.

 Il lui prit la main doucement avec une tendresse qui fit vaciller les deux hommes en face. “Élise”, murmura-t-il, “Je sais que tu as eu peur. Je sais que tu as agi seul parce que tu pensais que c’était la seule façon de nous protéger et je ne te laisserai plus jamais porter un poids comme celui-là sans moi.” Ses mots tombèrent comme une pierre dans un lac noir, brisant la surface du piège monté contre eux.

 Les hommes se rédirent alors dit l’un d’eux, vous refusez de coopérer. Maxence se tourna vers eux, son regard redevenant froid, implacable. Je refuse de me laisser manipuler. Je refuse de laisser ma famille utilisée comme monnaie d’échange. Vous avez joué votre dernière carte. Ils échangèrent un regard. Le plus proche fit un pas vers eux et Robert, d’un geste fulgurant, l’envoya plaquer contre le mur, le bras tordu, la gorge sous pression.

 L’autre tenta d’avancer, mais Maxens le repoussa violemment, surprenant même le garde du corps. Une fureur glaciale avait remplacé la peur. “Si vous touchez à ma femme ou à mon fils”, dit-il dans un souffle, “je vous promets que rien ne vous sauvera, ni vos employeurs, ni leurs réseau, ni leur secret.” “Tu as déjà perdu dès le cours”, grogna l’homme maîtrisé par Robert.

 “Ils savent où elle est. Ils savent où l’enfant est.” “Ce n’est qu’une question d’eux.” Robert resserra sa prise. “Tais-toi !” L’homme suffoqua. Élise ferma les yeux, les larmes coulant sans bruit. Maxence l’embrassa sur le front. On va s’en sortir, je te le promets. La ruelle raisonna soudain d’un coup sec. La deuxième silhouette, libérée de l’emprise de Maxence sortit finalement une arme.

 Le canon noir se braqua sur Élise. Donnez-nous l’enfant. Maintenant, le monde s’arrêta. Léon, dans les bras de sa mère, ouvrit de grands yeux effrayés. Robert pivota, prêt à se jeter devant eux. Max fit un mouvement brusque pour protéger Élise, mais tout se passa trop vite. Une silhouette surgit de l’ombre derrière l’homme armé, aussi silencieuse qu’un souffle.

 Un bras se referma autour de son cou. Un craquement sur raisonna. L’homme tomba au sol. Derrière lui, le temps, le visage couvert de sueur et de colère, se tenait Grégoire le maire. Élise poussa un cri étouffé. Robert recula incrédule. Même Maxence resta figé. Grégoire essuya une trace de sang sur sa joue.

 “Vous devez sortir d’ici”, dit-il d’une voix basse. “Maintenant, vous n’avez aucune idée de ce qui arrive. Ils ne viendront plus discuter. Ils viendront exécuter.” Élise recula, confuse. “Pourquoi ? Pourquoi tu fais ça ?” Il la fixa, ses yeux sombres, soudain brûlant. “Parce que je n’ai jamais voulu leur obéir.

 Je voulais seulement te protéger. Je n’ai jamais voulu faire de mal à Léon.” Il regarda Maxence. J’ai fait des erreurs, beaucoup mais si vous restez ici, ils vous tueront tous les trois. Et moi avec Maxence hésita une seconde. Puis il acquissa. Robert récupère la voiture sécurisée. On part immédiatement. Robert relâcham encore conscient, le placa au sol, l’assomma d’un coup sec et partit en courant vers la sortie de la ruelle.

La tente fut interminable. Le vent sifflait entre les murs. Léon plairait doucement. Élise essayait de le calmer mais ses mains tremblaient trop. Quand Robert revint avec une voiture blindé noire, le moteur tournant déjà, ils montèrent en vitesse. Maxence prit le siège arrière. Élise s’installa à côté de lui, Léon contre son cœur.

 Grégoire, contre toute attente, monta aussi sur l’ordre de Maxence. Tu viens avec nous, tu vas tout expliquer. Qui est derrière tout ça ? Pourquoi ils veulent Léon ? Et comment on les arrête ? Grégoire au charit. Très bien. Mais vous devez faire vite. Ils ont déjà lancé l’opération. Quelle opération ? Demanda Éise paniquée.

Grégoire la regarda droit dans les yeux. L’opération pour prendre le contrôle de l’empire d’Elcour en détruisant tous ceux qui s’y opposent. La voiture démarra à toute vitesse, s’enfonçant dans la nuit parisienne. À travers la vitre arrière, Maxence vit les lumières de la ville se refléter sur les pavés mouillés.

 Il prit la main d’Élise, la serra doucement. Cette fois, disait-il dans un souffle, ils ne gagneront pas. Je te le promets pour toi, pour Léo. Il tourna la tête vers son fils endormi contre sa mère. Et pour la toute première fois, malgré la menace qui grondait autour d’eux, il sentit naître en lui la force d’un homme prêt à renverser un empire entier pour protéger ce qu’il avait de plus précieux.

 La guerre commençait. Ils allaient devoir affronter le réseau caché, les traîtres, les conspirateurs, les puissances tapis derrière Antoine. Mais il n’était plus seul. Et Maxens Delcour n’était plus l’homme qui abandonnait ce qu’il aimait. Il était devenu quelque chose d’autre, quelque chose que ses ennemis n’avaient jamais prévu, quelque chose qu’il n’allait jamais pouvoir arrêter.

 

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