Elle s’endort à l’hôtel et se réveille dans un cimetière…
Elle s’endort à l’hôtel et se réveille dans un cimetière. Les histoires de Flodive. Comment puis-je dormir dans une chambre et me réveiller dans un cimetière ? Je suis sûre d’avoir dormi avec le boss dans une chambre d’hôtel. Alors, pourquoi est-ce que je me réveille dans un cimetière ? Que m’arrive-t-il ? Demanda Jennifer confuse après un nouvel incident dans un cimetière.
Quelques jours avant leur mariage, Jennifer suppliait Bruno de réduire les dépenses, de penser à leur avenir plutôt qu’à l’admiration éphémère de leurs invités. Mais il avait balayé ses inquiétudes d’un revers de la main. “Jennifer ! Les gens parleront”, avait-il dit avec un sourire confiant. “On ne peut pas se permettre d’être ordinaire.
Ce mariage doit être le plus grand que cette ville n’est jamais vu.” Bruno avait donc emprunté de grosses sommes, beaucoup plus qu’il n’aurait dû. Il se justifiait en disant que le jour du mariage, l’argent coulera à flot. “Bébé, ne t’en fais pas”, l’avait-il rassuré. Les invités vont nous arroser de billets.

On pourra rembourser toutes nos dettes et il nous restera même de quoi commencer notre vie de rêve. Jennifer avait soupiré en secouant la tête. Elle avait essayé de le raisonner, mais Bruno était trop fasciné par l’idée d’impressionner le monde. Le jour du mariage arriva et comme Bruno l’avait prévu, la salle était bondée. Le mariage de Bruno et Jennifer faisaient la une dans toute la ville.
C’était le genre de mariage dont les gens rêvent. Somptueux, extravagant, débordant de richesse et de sophistication. La grande salle brillait sous des lustres dorés. Bruno, debout dans son costume surmesure, souriait de satisfaction. Jennifer dans sa robe de marié se tenait à ses côtés. Tout le monde qu’il connaissait et même des inconnus étaient venus assister à ce mariage royal.
Les musiciens jouaient, les invités mangeaient et buvaient à leur fin et des éclats de rire remplissaient l’air. Bruno souriait largement alors qu’il dansait avec Jennifer, attendant le moment où l’argent commencerait à pleuvoir. Il imaginait déjà des lias tapissant le sol. Puis le moment arriva. Le maître de cérémonie chauffa la foule.
Il est temps de montrer de l’amour à notre couple. Que la pluie d’argent commence. Bruno retint son souffle. Il tendit les mains comme pour recevoir cette douche de richesse. Mais ce qui suivit fut un désastre. L’argent arriva au compte goutte. Rien à voir avec ce qu’il avait espéré. Juste quelques invités généreux lancèrent quelques billets.
Certains vinrent même avec des pièces dans des enveloppes. D’autres se contentèrent d’applaudir sans donner un seul sou. Le visage de Bruno se décomposa. Ce n’était pas censé se passer ainsi. Où étaient les grands hommes qui devaient jeter des liaces de billets ? Où étaient les oncles riches qui lui avaient promis de changer sa vie ? Où étaient ses invités pour qui il avait dépensé des millions ? À la fin de la fête, Bruno avait à peine de quoi rembourser une infime partie de ses dettes. Son cœur battait la chamade.
C’était grave, très grave. Jennifer l’observait silencieuse, compatissante. Elle l’avait vu venir. Elle avait essayé de l’arrêter mais le mal était fait. La réalité les frappa durement. À peine l’euphorie du mariage dissipé, les créanciers commencèrent à frapper à la porte.
Certains poliments, d’autres avec des menaces. Les propriétaires de la salle réclamaient leur du. Les traiteurs exigeaient leur paiement. Tous voulaient être payés. Bruno se noyait. Il ne lui restait rien, plus d’économie. Son compte était vide. Jennifer essayait de rester forte pour eux deux, mais leur situation empirait de jour en jour. Bruno, il faut qu’on fasse quelque chose, dit-elle un soir alors qu’ils étaient assis dans leur appartement presque vide.
Ils avaient vendu la plupart de leurs meubles pour rembourser une partie des dettes. Peut-être qu’on devrait déménager dans un endroit plus petit et recommencer. Bruno enfouit son visage dans ses mains. Je ne sais pas Jennifer, je ne sais pas quoi faire. Elle posa doucement la main sur son genou. On va trouver une solution.
Mais d’abord, tu dois accepter qu’on a commis une erreur. Bruno poussa un profond soupir. Je voulais juste te donner le mariage de tes rêves. Jennifer secoue la tête. Tu voulais impressionner les gens, Bruno. Des gens qui ont repris leur vie pendant que nous on souffre ici. Cette vérité fit mal.
Quelques semaines plus tard, Bruno ravala sa fierté et se mit à chercher du travail, n’importe lequel. Il travailla de longues heures comme gardien ou portier pour tenter de réparer les dégâts. Jennifer, toujours débrouillard, lança un petit commerce de freries pour joindre les debouts. Petit à petit, douloureusement, ils commencèrent à remonter la pente.
Mais le chemin fut long. Il y eut des nuits où il n’avaiit presque rien à manger, des jours où le poids des dettes était insupportable. Mais à travers tout cela, Jennifer resta forte au côté de Bruno, même lorsqu’il se sentait comme un raté. Les jours devinrent des semaines, les semaines des mois, mais rien ne changeait pour Bruno et Jennifer.
Ils avaient tout essayé. Bruno frappait à toutes les portes. Il envisageait même de déménager dans une autre ville. Jennifer avec son petit commerce de frerxie gagnait un peu d’argent mais c’était à peine suffisant pour qu’ils aient de quoi manger. Les créanciers, eux, ne cessaient de venir. Certains étaient patients, d’autres impitoyables.
Un après-midi, un homme se présenta à leur porte, sa voix raisonnant comme un coup de tonner. Bruno, j’ai été patient. Si je ne vois pas mon argent dans de jours, tu verras un autre visage de moi. Bruno claqua la porte et se tourna vers Jennifer. le visage crispé de frustration. “Je n’en peux plus”, lâcha-t-il. Jennifer soupira.
“On doit continuer d’essayer Bruno. On finira par trouver une solution.” Mais Bruno avait autre chose en tête, quelque chose de plus sombre. Ce soir-là, dans leur petit appartement, Bruno finit par dire ce qui le rongait depuis un moment. “Jennifer !” dit-il d’une voix hésitante. “Il y a il y a un moyen d’avoir de l’argent rapidement.

” Elle leva les yeux, les paupières lourdes de fatigue, cherchant à lire dans son visage. “Comment !” Bruno hésita, frottant ses paumes l’une contre l’autre. “Tu sais, il y a des hommes là-dehors qui paient cher pour une femme comme toi.” Jennifer se figea. Son souffle se coupa net. “Qu’est-ce que tu viens de dire ?” Bruno soupira, évitant son regard.
“Écoute, je sais que ça a l’air affreux, mais réfléchi juste une ou deux fois. Certains ne voudront même pas grand-chose. Un dîner, une conversation. Bruno, arrête. La voix de Jennifer se brisa. Tu es en train de me suggérer d’avoir des relations avec des hommes en échange de billets ? Bruno la regarda enfin, les yeux pleins de désespoir.
Jennifer, on est en train de couler. On a besoin d’argent. Tu veux continuer à vivre comme ça, à fuir les créanciers ? Les larmes montèrent aux yeux de Jennifer. Je t’ai épousé parce que je croyais en nous. Je croyais en notre amour, en notre avenir. Et maintenant, tu veux que je me vende comme si je ne valais rien ? Bruno se leva à son tour et attrapa ses épaules.
Ce n’est pas ça, Jennifer. C’est juste une solution temporaire. Juste de quoi sortir la tête de l’eau. Elle se dégagea, secouant la tête. Je n’arrive pas à y croire. Tu es censé me protéger, Bruno. Pas me jeter dans les bras d’étranger. Bruno souffla bruyamment, passant une main dans ses cheveux. Moi non plus, je ne veux pas ça.
Mais quelle autre option on a ? Jennifer lui tourna le dos, le corps tremblant de colère et de trahison. Mais les jours passèrent et leur souffrance s’intensifia. L’électricité fut coupée. Le propriétaire menaça de les expulser. La nourriture devint un luxe. Bruno arrêta complètement de chercher du travail. Il devenait amè, renfermé, convaincu que le monde s’acharnait contre lui.
Et chaque jour, les mots qu’il avait prononcés raisonnaient dans l’esprit de Jennifer. Juste une fois, juste de quoi nous sortir de là, son estomac se tordit à cette idée. Mais allongé une nuit, le ventre vide, le corps endolori par la faim, elle comprit une chose terrifiante. Elle commençait à y penser sérieusement.
Le lendemain, elle s’assit en face de Bruno, sa voix à peine audible. Comment ça se passerait ? Les yeux de Bruno s’illuminèrent d’espoir. Je connais un gars, il connaît des gens prêts à payer. Tu n’aurais pas grand-chose à faire. Juste passer un peu de temps avec eux. On fixe le prix et dès qu’on a assez, on arrête. Jennifer serra la mâchoire.
Et toi, tu seras en paix avec ça. Bruno hésita puis hoa la tête. C’est juste pour survivre Jennifer, juste pour le moment. Ce soir-là, alors que Jennifer s’habillait, ses mains tremblaient. En franchissant la porte de leur minuscule appartement, elle sentit qu’elle laissait une partie d’elle-même derrière. Elle se répétait juste une fois, juste assez pour effacer les dettes.
Son premier client lui donna plus que ce que Bruno avait gagné en plusieurs mois. Le deuxième doubla somme. Le troisième l’emmena dans un complexe privé et lui remit une enveloppe épaisse. Bruno était fou de joie. “Mon amour, tu nous as sauvé s’exclama-til un soir, tout sourire conttant les liaces de billets qu’elle avait ramené.
Les dettes disparurent du jour au lendemain. Ils déménagèrent dans un nouvel appartement tout meublé. Le frigo était toujours plein. Avec ce flux d’argent régulier, Jennifer proposa un marché à Bruno. “Je vais te monter un business”, lui dit-elle. Quelque chose de stable qui pourra nous maintenir à flot. Et j’arrête tout ça.
Bruno était d’accord. Avec l’argent que Jennifer avait gagné. Ils ouvrirent une boutique de vin de luxe. Bruno la gérait avec fierté, accueillant des clients fortunés, serrant la main de grands hommes d’affaires. Il marchait la tête haute, conduisant une voiture que Jennifer avait payé, vêtu de vêtements de créateur dont elle n’avait jamais entendu parler.
Mais Jennifer, elle ne pouvait pas arrêter. Le commerce marchait bien, oui, mais ce n’était pas suffisant pour le style de vie auquel Bruno s’était habitué. Il en voulait plus et chaque fois que Jennifer parlait d’arrêter, Bruno la rassurait. Encore un peu Jennifer, juste le temps que l’entreprise soit assez solide. Alors, elle continuait jusqu’à la nuit où tout bascula.
C’était censé être une nuit simple. Un homme d’affaires riche avait demandé sa compagnie. Il était réputé pour être généreux et il ne déçut pas. “Jennifer ! Tu es une reine”, lui murmura-t-il, lui remettant une liasse épaisse de billet. La nuit passa dans un tourbillon de rire, de grands vin et d’excès insouciants. Elle remarqua à peine le moment où l’épuisement la plongea dans un sommeil profond.
Mais quand elle ouvrit les yeux, ce n’était pas dans une chambre d’hôtel, c’était dans un cimetière. Le souffle de Jennifer se coupa net. Son corps tremblait alors qu’elle se tenait debout au milieu du cimetière. Son cœur tambourinant dans ses oreilles. Rien ne manquait. Son sac à main était toujours là, son téléphone à l’intérieur et l’enveloppe épaisse d’argent qu’elle avait reçu était intacte.
Tout était exactement comme avant, sauf une chose terrifiante. Elle s’était endormie dans un hôtel et réveillée parmi les morts. Sa respiration devint courte. Elle n’avait entendu aucun bruit, aucun pas, aucune voix. Rien n’indiquait qu’on l’avait transporté ici. C’était comme si elle avait disparu de l’hôtel et réapparue au cimetière.
Ses jambes tremblaient mais elle se força à bouger. Le cimetière n’était pas loin de chez elle, une vingtaine de minutes à pied peut-être. Elle l’avait souvent contourné, toujours en accélérant le pas, sans jamais imaginer qu’un jour elle s’y retrouverait à l’intérieur. Elle fixa droit devant elle en marchant. Les ruses étaient calmes, désertes à cette heure tardive.
Quand elle arriva enfin à son immeuble, son corps était trempé de sueur froide. Elle courut jusqu’à la porte et frappa frénétiquement. “Bruno”, murmura-t-elle. Bruno, ouvre-moi. Elle frappa plus fort. Bruno, c’est moi. Ouvre. Rien. Aucun mouvement à l’intérieur. Son cœur se serra. Bruno était toujours là à 7 heure.

S’il n’était pas à l’intérieur, il était au moins réveillé, l’attendant. Mais là, ce silence était trop vide, trop étrange. Puis elle se souvint, elle avait ses propres clés. Ses mains tremblaient alors qu’elle fouillait dans son sac pour les sortir. Elle inséra la clé dans la serrure, tourna. La porte grinça en s’ouvrant. Le salon était exactement comme elle l’avait laissé, sauf une chose. Bruno n’était pas là.
Le canapé où il s’asseyait toujours était vide. Jennifer expira lentement. Elle devait se calmer. Peut-être qu’un bain l’aiderait. Elle alla dans la salle de bain, ouvrit le robinet, laissa l’eau couler dans la baignoire. Juste au moment où elle s’apprêtait à se déshabiller, la porte d’entrée grinça. Bruno entra, l’air détendu, s’étirant comme s’il rentrait d’une simple soirée entre amis.
“Tu es rentré ?” dit-il avec un petit baillement. J’étais sorti avec un pote. Tu aurais dû m’appeler. Jennifer se tourna vers lui, le visage figé. Bruno ! Murmura-t-elle. Il s’est passé quelque chose ? Bruno fronça les sourcils, remarquant enfin l’attention dans son corps. Quoi donc ? Elle hésita, il s’assirent dans le salon.
Puis, d’une voix tremblante, elle lui raconta tout. comment elle s’était endormie à l’hôtel, comment elle s’était réveillée dans un cimetière, comment rien ne manquait mais que tout semblait étrange. Bruno écouta en silence le visage fermé. Puis sans hésiter, il saisit sa main. “Jennifer, ce n’est pas normal”, dit-il d’un ton ferme. “On doit prier maintenant.
” Ils se mirent à genoux ensemble dans le salon. Bruno dirigea la prière. Sa voix était ferme mais pressante. Toute force obscure, toute puissance maléfique qui tente de manipuler la vie de Jennifer. Nous te chassons au nom de Jésus. Amen”, répondirent-ils ensemble. Quand ils eurent terminés, Jennifer se sentit un peu plus légère.
“Peut-être que c’est fini”, dit-elle pleine d’espoir. Bruno hocha la tête. “Ça doit l’être. Ils allèrent même à l’église le dimanche suivant pour des prières. Mais la fois d’après, lorsqu’elle rencontra un nouveau client, le cauchemar revint, un autre hôtel. Mais tout se déroula de la même façon. Elle s’endormit dans le luxe, de l’argent empilé dans une enveloppe posée près du lit et à son réveil, elle n’était plus dans la chambre d’hôtel.
Elle était au cimetière. Son cri brisa le silence de la nuit tandis qu’elle se redressait, trempée de sueur froide. Rien ne manquait. Son sac, son argent, ses bijoux, tout était là. Elle rentra chez elle en courant, tremblante, le souffle coupé. Quand elle atteignit l’appartement, ses mains tremblaient tellement qu’elle eut du mal à insérer la clé dans la serrure.
Elle frappa mais personne ne répondit. Bruno était encore absent. Ses sourcils se fronçèrent de confusion. Ce n’était pas la première fois. À chaque fois qu’elle revenait du cimetière, il n’était jamais là. Au début, elle n’avait pas remarqué. Trop terrorisée pour y penser. Mais maintenant, c’était systématique. Où allait-il ? Pourquoi n’était-il jamais là quand elle revenait de ce cauchemar ? Un malaise grandissait en elle, mais elle tenta de l’ignorer.
Quelque chose la transportait au cimetière chaque fois qu’elle allait à ses soirées. Chaque nuit, elle jurait que c’était la dernière. Mais Bruno avait ce don de faire disparaître ses doutes. “Il faut juste s’y habituer”, lui avait-il dit un soir, affalé sur leur canapé, un verre de vin coûteux à la main, du vin acheté avec son argent.
“Tu l’as dit toi-même Jennifer ! Il ne manque rien. C’est juste bizarre. Mais bizarre, ce n’est pas mortel. Elle frissonna à ses mots. Il avait changé ou peut-être qu’elle le voyait enfin tel qu’il était vraiment. Elle s’attendait à ce qu’il soit inquiet, qu’il cherche une solution, mais il avait accepté la situation. Qu’est-ce que tu veux que je fasse ? Lui avait demandé Bruno d’une voix à peine audible.
Chercher de l’aide, aller voir un pasteur. Bruno avait ricéchement. Et leur dire quoi ? Que tu es une escorte de luxe qui se réveille magiquement dans un cimetière chaque nuit ? Jennifer, sois sérieuse. Même s’il t’aide, après tu fais quoi ? Tu arrêtes ce boulot ? Tu crois qu’on peut vivre uniquement de mon commerce ? La vérité était amè mais indéniable.
La boutique de vin fonctionnait mais pas assez pour financer le style de vie que Bruno voulait. Alors Jennifer avait continué. Bruno ne l’attendait plus. Il ne lui demandait même plus si elle allait bien. Les premières semaines, il avait fait semblant de s’inquiéter. Mais maintenant, quand elle rentrait, il ne levait même plus les yeux de son téléphone.
Dure nuit, demandait-il d’un ton neutre. Elle ne répondait jamais car elle savait au fond d’elle qu’elle ne vivait plus. Elle survivait. Quelque chose l’avait prise et chaque nuit lui rappelait qu’elle ne s’appartenait plus. Quelques jours plus tard, une nuit, elle rentra à nouveau du cimetière. Épuisée, l’esprit vidé.
Mais ce soir, quelque chose était différent. Bruno n’était encore une fois pas là et depuis que tout avait commencé 6 mois auparavant, elle ne l’avait jamais retrouvé chez eux à son retour de ses cauchemars. Elle avait toujours fermé les yeux sur ce détail. Mais cette nuit, son instinct lui hurlait que quelque chose clochait. Elle fit le tour de la maison, cherchant quelque chose d’anormal.
C’est là qu’elle le vit dans la deuxième chambre de l’appartement qu’il n’utilisait presque jamais. Le miroir, un grand miroir sur pied dans le coin de la chambre. Il avait toujours été là. Mais ce soir, il semblait différent. Une sensation étrange lui grimpa le long de les chines alors qu’elle s’en approchait.
Par instinct, elle le déplaça légèrement. Derrière, dans l’ombre, se trouvait un petit pot noir. Ses mains tremblaient en le saisissant. Son souffle était court. Elle avait du mal à croire ce qu’elle voyait. À l’intérieur du pot, au milieu d’une substance noire et sèche, il y avait une poupée, une poupée féminine. La poupée était vêtue d’un petit tissu rouge, des perles autour de la taille et de minuscules épingles plantés dans ses bras et ses jambes.
Jennifer Alta et faillit faire tomber le pot. Juste à ce moment, la porte d’entrée grinça. Bruno entra, détendu comme si tout était normal. Tu es rentré tôt”, dit-il en posant ses clés sur la table. Jennifer se tourna vers lui, serrant le pot si fort. Sa voix tremblait de colère contenu. “Bruno, c’est quoi ça ?” Les yeux de Bruno se posèrent sur le pot.
Son corps se tendit aussitôt. “Jennifer”, commença-t-il en avançant, mais elle recula brusquement. “Non, reste là !” Sa voix était tranchante, pleine de peur et de rage. Elle leva le pot, montrant la poupée. “Qu’est-ce que ça fait dans notre maison ? Pourquoi c’était caché ? Bruno soupira, se passa la main sur le visage.
Il avait l’air piégé. Il n’y avait plus d’échappatoir. Après un long silence, il s’assit au bord du canapé, les tempes entre les mains. Jennifer ! Il exhala longuement. Je ne voulais pas que tu arrêtes. Le ventre de Jennifer se noua quoi. Bruno leva les yeux vers elle, le visage étrangement calme. Je suis allé voir quelqu’un, un homme, celui qui lui avait promis le pouvoir, la richesse, le contrôle sur la vie de Jennifer.
Il m’a donné ça. Il m’a dit que ça garantirait l’arrivée des clients les plus riches. Il a dit que tant que la poupée resterait dans le pot, tu ne manquerais jamais d’argent et que même si tu le voulais, tu ne pourrais pas arrêter. Le souffle de Jennifer se coupa. Sa vision se brouilla. Ses genoux faiblirent.
Elle regarda à nouveau la poupée, les épingles, les tissus, les perles. Et alors la vérité la frappa de plein fouet, le cimetière, la répétition, l’envoûtement. Elle se réveillait toujours là-bas, impuissante, piégée, incapable d’échapper à cette vie, même lorsqu’elle le désirait profondément. Tout était lié, cette chose la contrôlait.
Et la personne en qui elle avait le plus confiance, son mari, était derrière tout ça depuis le début. Jennifer resta figé, ses doigts crispés autour du pot maudit. Le poids de la confession de Bruno s’abattait sur elle comme une vague dévastatrice. C’était lui. C’était lui qui était allé voir quelqu’un, avait fait un rituel, l’avait piégé dans cette existence pour de l’argent.
Sa vision se brouilla sous l’effet de la rage. “Tu m’as fait ça, tu savais ?” Bruno soupira, se frottant le visage comme s’il était la victime dans l’histoire. “Jennifer ! Écoute, je l’ai fait pour qu’on puisse s’en sortir. Tu l’as dit toi-même, l’argent était trop beau pour arrêter. Moi, je voulais juste m’assurer que ça ne s’arrête pas.
” “Tu voulais t’assurer que je ne puisse pas arrêter ?” murmura-t-elle, la voix tremblante d’incrédulité. Bruno se pencha vers elle, suppliant, “Ce n’était pas comme ça. Je ne voulais pas que ce soit mauvais. Je voulais juste qu’on ait assez. Regarde-nous, on vit bien, on a tout ce qu’il faut. Si tu pouvais juste l’accepter, mais Jennifer n’en pouvait plus.” Elle craqua.
Elle saisit la poupée, ses mains tremblantes. “Tu m’as lié à ça, à un cimetière ?” Bruno fit un pas en avant. “Jennifer, s’il te plaît, mais il n’avait plus aucun contrôle sur elle. Dans un dernier élan de fureur, elle déchira la poupée. À l’instant où elle se déchira, une force invisible balaya la pièce, froide, lourde, suffoquante.
Et dans ce moment suspendu, Jennifer suut que quelque chose avait été brisé. Mais elle ignorait encore si c’était le sort ou pire. Puis elle leva le pot et le fracassa au sol. L’air devint épais, chargé d’une présence inquiétante qui fit frissonner Jennifer jusqu’à la moelle. Mais ce fut la réaction de Bruno qui la bouleversa le plus.
Il hurla, pas de colère, pas de frustration, de peur, une peur brute. Son visage se tordit dans une panique pure tandis qu’il courut vers la porte sans un mot pour Jennifer, pieds nu, fuyant la maison comme un fou. Jennifer le regarda partir. Le souffle court. Pour la première fois, elle se sentit libre. Bruno courait aussi vite qu’il le pouvait, l’esprit submergé par la terreur.
Il savait où aller chez le marabou, celui qui lui avait donné le pot. Il fit irruption dans le sanctuaire. À le temps, trempé de sueur, il s’effondra à genou devant l’homme assis. Papa ! Alta Bruno, aide-moi ! Jennifer ! Elle a trouvé le pot, elle l’a vu, elle l’a touché, elle l’a brisé. Le visage du marabou resta étrangement impassible.
Puis lentement, il secquoua la tête. C’est fini pour toi. La gorge de Bruno se noua. Qu’est-ce que tu veux dire ? Jennifer ne devait jamais voir ce pot, encore moins le toucher. Et le briser, répondit le marabou. Il poussa un soupir sec. La bouche de Bruno s’assécha. Mais tu peux arranger ça ? Non. Tu peux faire quelque chose ? Le marabou ne répondit pas. Il se leva, tourna le dos.
Pars Bruno. Le ventre de Bruno se noa. Baba, je t’en prie. Par Bruno se redressa précipitamment et sortit en titubant. Mais alors qu’il courait, quelque chose de bizarre se produisit. Ses jambes, elles devinrent lourdes. Une douleur fulgurante traversa ses genoux, s’étendant vers le bas. Ses muscles se tordaient enflètent à chaque pas.
Sa peau se resserrait comme trop tendue sur ses lorsqu’il arriva enfin chez lui, il s’effondra devant la porte, gémissant de douleur. L’odeur le frappa immédiatement. Une puanteur atroce de chair pourrie. Il baissa les yeux et poussa un cri d’horreur. Ses jambes avaient doublé de volume. La peau s’était assombrie, fendue à plusieurs endroits d’où s’écoulait du pu.
Ses hurlements déchirèrent en la nuit. Jennifer l’entendit pleurer, supplier, mais son cœur, lui ne ressentait plus rien. L’amour s’était éteint. Elle avait décidé de partir, de se sauver. Elle ne pouvait pas rester auprès d’un homme qui avait été prêt à la condamner pour satisfaire son avidité. Elle fit une petite valise, jeta un dernier regard à cette maison où elle s’était perdue et elle s’en alla.
Sa première destination fut une église, un lieu qu’elle n’avait pas visité depuis des mois. Elle entra dans le bureau du pasteur. J’ai besoin d’aide, dit-elle. La voix faible mais résolue. J’ai besoin d’être libre. Elle avoua tout et avec le pasteur, il fit le programme pour rendre visite à Bruno.
Le pasteur prit ses mains et commença à prier. Et pour la première fois depuis très longtemps, Jennifer sentit le poids s’envoler de son âme. Le sort était rompu, le cauchemar terminé. Et Bruno, il avait fait son choix. Il vivait maintenant les conséquences en attendant son salut. Il avait voulu piéger sa femme dans un monde de soumission. Il s’était piégé lui-même.
La recherche est perdue du paraître, comme lors du mariage de Bruno et Jennifer où la facilité pour résoudre ces problèmes peut entraîner un cercle vicieux de souffrance et de perte d’identité. Ne laisse personne te changer à cause de l’amour. Un amour qui exige que tu renonces à ton intégrité ou ta dignité n’est pas de l’amour, mais une forme de domination.
L’amour véritable élève, il ne détruit pas. Merci d’avoir suivi cette histoire. N’oublie pas de laisser un j’aime et de t’abonner. À la prochaine pour une nouvelle histoire.