Helena face à la notoriété : confidences sincères avant son rôle de coach dans The Voice Kids
L’enthousiasme monte sur la Une : The Voice Kids s’apprête à vivre un nouveau chapitre, marqué par l’arrivée de Joseph Kamel au sein du jury. Pour cette saison, l’artiste pourra compter sur la présence lumineuse d’Helena, qui endossera le rôle de coach à ses côtés. À l’aube de cette nouvelle aventure, les deux musiciens ont accordé une interview à Ciné Télé Revue, levant le voile sur leurs ressentis face au succès grandissant qui les accompagne depuis leur participation à l’univers télévisuel et musical.
Pour Joseph Kamel, cette montée en popularité a été progressive, mais suffisamment marquante pour faire naître quelques réflexions. L’artiste, sincère et lucide, n’a pas hésité à confier à quel point il admire ceux dont la carrière s’est envolée en un claquement de doigts.
« J’aurais été incapable de vivre une telle ascension avec la même sérénité qu’eux », avoue-t-il en faisant référence à Helena Bailly et Pierre Garnier. « Pour ma part, je garde les pieds sur terre en restant dans ma ville, à Caen, entouré de mes potes. » Cette simplicité, presque ancrée dans son mode de vie, lui permet d’aborder son rôle de coach avec une certaine stabilité émotionnelle, loin du tumulte que peut provoquer une renommée subite.

Helena : rester soi-même malgré la tempête médiatique
Helena, révélée au grand public par Star Academy, connaît mieux que quiconque l’impact brutal d’une notoriété fulgurante. D’un jour à l’autre, sa vie s’est métamorphosée : auditions, plateaux télé, séances de photos et sollicitations en tous genres se sont enchaînés, dessinant une nouvelle réalité qu’elle apprend encore à apprivoiser.
Pourtant, malgré ce tourbillon, la jeune artiste reste profondément attachée à ce qu’elle appelle « les éléments essentiels de sa vie d’avant ».
Elle vit actuellement en colocation avec ses deux meilleures amies à Bruxelles, un choix volontaire qui l’aide à garder les pieds sur terre. Loin des clichés d’une vie luxueuse post-télé-réalité, elle raconte avec simplicité :
« On a aménagé notre appartement avec des meubles de seconde main. Je chéris chaque moment que je partage avec elles, mais aussi avec ma famille. Même si mon succès a été immédiat, je ne veux pas qu’il s’essouffle tout aussi vite. C’est ma seule crainte. »
Cette quête d’équilibre se ressent dans son discours. Helena est bien consciente de la fragilité du succès, surtout lorsqu’il arrive sans prévenir. Elle avance avec prudence, mais aussi avec une immense gratitude, comme si elle cherchait à préserver cette part d’elle-même qui existait avant les projecteurs.
La notoriété : un cadeau… et un défi
Si la jeune chanteuse savoure sincèrement les privilèges que lui offre sa nouvelle carrière, elle ne cache pas que la notoriété comporte aussi un revers bien réel. L’image publique, omniprésente et scrutée en permanence, devient parfois étouffante.
« Le plus gros inconvénient, ce sont les activités extra-professionnelles », confie-t-elle avec franchise.
Elle illustre ce malaise par une scène étonnante mais révélatrice :
« Quand tu assistes à un concert, c’est le pire endroit. Tu arrives dans la salle, et tout le monde se retourne sur toi. Les spectateurs me filment parfois même en train de regarder le show. C’est particulier, mais on finit par s’y habituer. »
La jeune femme raconte également comment cette exposition permanente influence désormais son quotidien le plus banal. Se rendre à l’extérieur sans être maquillée, mal coiffée ou simplement dans une tenue confortable devient une décision plus réfléchie qu’auparavant.
« Je ne sors plus de chez moi si je ne suis pas coiffée ou maquillée, car je sais que je pourrais potentiellement me retrouver sur les réseaux sociaux », avoue-t-elle.
Une phrase simple, mais lourde de sens : dans l’ère numérique, chaque détail peut devenir public sans consentement. Cette vigilance permanente, bien que compréhensible, s’accompagne d’une forme de pression qui pèse parfois sur sa liberté personnelle.

Un quotidien bouleversé depuis Star Academy
Depuis son passage dans Star Academy, rien n’est plus comme avant pour Helena. Elle est passée de l’anonymat à une reconnaissance généralisée, presque instantanée. Les rues qu’elle parcourait autrefois sans être remarquée sont devenues des lieux où les regards se posent, où les smartphones s’allument, où les interactions sont plus fréquentes.
Mais si Helena reconnaît que son quotidien a été profondément transformé, elle ne se laisse pas submerger pour autant. Au contraire : elle semble déterminée à trouver le juste équilibre entre sa vie personnelle et sa carrière, consciente que cet ancrage est indispensable pour avancer sainement dans le monde artistique.
Une nouvelle aventure qui commence
Alors que The Voice Kids entre dans sa phase la plus attendue, le duo formé par Joseph Kamel et Helena apparaît comme une combinaison prometteuse de fraîcheur, d’authenticité et de bienveillance. Leur expérience personnelle, si différente mais complémentaire, pourrait bien offrir un soutien précieux aux jeunes talents qu’ils s’apprêtent à coacher.
Tous deux savent ce que signifie exposer son art, ses émotions, ses failles, mais aussi gérer les défis que cela implique. Ce vécu leur offre une sensibilité unique pour accompagner les nouveaux venus dans un chemin qu’eux-mêmes apprennent encore à maîtriser.
Et si la notoriété représente parfois un poids, elle est aussi la preuve tangible que leur passion touche, inspire et rassemble. Helena et Joseph avancent, chacun à leur manière, mais avec une humanité qui transpire dans chacune de leurs confidences.