Ce dimanche 23 novembre 2025, les fans de la Star Academy se sont connectés en masse sur TF1+ pour suivre le traditionnel débrief de Marlène Chaff, la professeure d’expression scénique dont les analyses, souvent redoutées mais toujours attendues, rythment chaque début de semaine. Après un prime d’une intensité rare marqué par la présence exceptionnelle d’Aya Nakamura, l’ambiance, plus électrique que jamais, est redescendue d’un cran dès le retour au château. Marlène avait des choses à dire. Et comme à son habitude, elle ne s’est pas contentée d’effleurer les sujets : elle a visé juste, droit au but, en s’attaquant notamment au fameux medley réalisé avec l’artiste.
Cette semaine « spéciale surprise » restera longtemps dans l’esprit des académiciens. Voir Aya Nakamura passer les portes de Dammarie-lès-Lys a provoqué un véritable choc d’enthousiasme. La chanteuse française la plus streamée au monde ne s’est pas contentée d’un salut rapide : elle a rejoint Jonathan Jenvrin en salle de danse, a observé les élèves, a partagé ses conseils, son expérience, son énergie. Puis, lors du prime du 21 novembre, elle a offert au public un medley explosif en compagnie de plusieurs candidats : Comportemoi avec Léo, Lili, Bastian et Mélissa ; Bad avec Léa et Sarah ; Déjà avec Anou et Thol ; avant de clôturer le tout avec Pour qui aux côtés de Jeanne, Ambre et Léo. En direct, Aya avait salué leur prestation d’un large sourire : « Merci, c’était bien. Vous avez assuré. » Une validation qui a marqué les élèves, comblés d’avoir chanté avec une star d’une telle envergure.

Pourtant, si la chanteuse a apprécié l’énergie du groupe, Marlène Chaff, elle, a ressenti un léger décalage. Dès le début du débrief, après quelques commentaires techniques — Léo un peu trop fébrile, Bastian trop en retenue — l’enseignante a mis le doigt sur ce qui, selon elle, avait réellement cloché. Le problème n’était ni vocal ni musical : c’était une question d’attitude. Ce mot, répété à plusieurs reprises, est devenu le noyau de sa critique.
Alors que Léo se félicitait que le tableau n’ait pas pris des allures de « kermesse », Marlène n’a pas hésité à le contredire. « Pour moi, il y a eu un petit côté kermesse. Surtout sur la fin. » Le ton était donné. Elle ne remettait pas en cause la justesse, ni la précision rythmique, mais le manque d’engagement dans le jeu scénique. Pour elle, les élèves n’avaient pas suffisamment incarné la posture, le style, la confiance que ce type de chanson nécessite. « Vous ne vous la pétez pas assez. Je crois que c’est ça, le souci », a-t-elle lâché, provoquant quelques sourires gênés.
La professeure a précisé sa pensée : Ambre avait été pleinement dans le personnage, mais le reste du groupe n’avait pas suivi. Une seule élève investie ne peut pas porter un tableau entier. Cela crée un déséquilibre visuel et scénique, qui, au lieu de donner l’énergie « show », bascule vers quelque chose de trop sage, presque amateur. « Si une seule joue le truc à fond mais que les autres ne suivent pas, ça donne un effet kermesse », a-t-elle insisté. Elle a ensuite levé toutes les barrières en leur donnant une autorisation totale : « Je vous donne le permis de vous la péter. » Une phrase qui résume parfaitement son intention : pousser les jeunes artistes à assumer totalement leur présence.
Face à ces remarques, Jeanne — qui, paradoxalement, connaît un succès fulgurant à l’extérieur avec son titre Respire fort — a tenu à s’expliquer. Elle a avoué avoir justement cru être trop dans l’attitude, tant elle ne se sentait pas à l’aise. « J’avais l’impression d’être toute bizarre », a-t-elle confié en toute sincérité. Une perception que Marlène n’a pas validée. « Tu n’étais pas assez de face. Vous vous regardiez entre vous. J’ai envie de vous voir comme les cats : elles regardent droit devant elles, elles sont dans leur truc. » Une image claire, presque cinématographique, qui a permis à toute la promotion de comprendre le vrai cœur du problème : le manque d’ancrage.
Pour Marlène, regarder le public, garder la tête haute, incarner le personnage jusqu’au bout, ce n’est pas un simple détail : c’est le fondement même d’une prestation réussie. On peut être maladroit, fébrile ou nerveux — cela arrive à tous les artistes — mais ne pas assumer son espace sur scène, c’est s’interdire d’exister pleinement. Elle veut que les élèves cessent de chercher l’approbation les uns des autres, qu’ils osent, qu’ils prennent possession du plateau avec assurance.
Cet échange, direct, un peu dur par moments, mais profondément utile, s’inscrit dans la continuité de son enseignement : pousser les élèves hors de leur zone de confort pour leur permettre de grandir. Le prime avec Aya Nakamura restera une expérience exceptionnelle, mais le débrief de Marlène restera, lui, un rappel fondamental : la Star Academy est une école où la technique compte, mais où la présence, l’attitude et l’audace comptent tout autant.

Les élèves devront désormais intégrer cette leçon pour leurs futures prestations. Car dans un show où la compétition s’intensifie chaque semaine, seule une identité scénique pleinement assumée peut les mener loin. Et Marlène Chaff, fidèle à elle-même, continuera de les guider, sans filtres mais avec un seul objectif : les aider à devenir les artistes qu’ils rêvent d’être.