L’amour est dans le pré – Célia craque : elle a “honte” de raconter son échec avec Clément

L’amour est dans le pré – Célia craque : elle a “honte” de raconter son échec avec Clément

J’ai vécu cette aventure avec une énorme blessure d’ego. Quand je repense à tout ça aujourd’hui, je me dis que j’ai même honte de le raconter. Tout semblait naturel, évident et pourtant rien ne s’est passé comme je l’avais anticipé. Je suis arrivée dans ce moment avec envie, curiosité, une ouverture sincère.

Mais très vite, j’ai compris que quelque chose ne collait pas. Le silence, le nom dit, ce moment où je me suis assise à côté de lui et je pensais qu’il y aurait ce geste, ce rapprochement, cette intimité. Je pensais que nos cuisses se frôleraient, que l’étincelle prendrait vie, mais non, rien, même pas ça.

J’ai pris sa main, espérant que le lien se crée et j’ai senti que la pattie gagnait. Il m’a dit “Ah oui, dommage !” C’était tout. Ces mots glacés m’ont aspiré dans une spirale où je me suis interrogée. J’ai douté de moi, de mes choix, des signaux que j’avais envoyés. Je me suis dit, on n’est pas là pour jouer la fille bien qui attend, qui espère, mais pour vivre, pour faire avancer les choses.

Et pourtant, j’ai voulu être juste, respectueuse, donner mon tempo. Je me suis forgé cette image de quelqu’un qui prend son temps, qui ne brusque rien, qui veut que ça se fasse naturellement. J’ai cru que c’était une force. Mais là, j’ai compris que c’était peut-être un piège, une force qui masque l’immobilisme, l’absence de désir en face.

Quand je pose un regard rétrospectif, je vois le déséquilibre. J’étais active, présente, volontaire, lui, passif. Je n’ai pas reçu l’élan, le déploiement, le feu. Je me suis retrouvé face à moi-même à cette question : Est-ce que je mérite mieux ? Est-ce que j’accepte moins que ce que je veux vraiment ? Et l’amertume est venue. Le goût de l’opportunité manqué.

Le théâtre parfait pour un premier baisé, dit-on. Et lui qui ne s’aventure pas, qui ne se lance pas. C’est dommage, ça aurait pu être. Et voilà. Je ne veux pas de regret. Je ne veux pas pleurer sur ce qui aurait pu être, mais je refuse que cet épisode me définisse. Je veux qu’il me serve, qu’il me rappelle que l’ombre d’une vie partagée ne suffit pas.

Que l’attente d’un geste d’un signe ne remplace pas les lances de deux personnes. Que je mérite que l’autre vienne avec autant de désirs que j’en met point aujourd’hui. Je tourne la page. Je garde ce qu’il y avait de bon, l’ouverture, l’envie. Mais je mets un terme à l’attente. Si je dois vivre quelque chose à deux, je veux que ça vibre, que ça pulse, que ce soit partagé.

Je veux être avec quelqu’un qui ne me met pas dans l’angle de la tente, mais avec qui je marche, bras-dessus, bras dessous, vers une aventure réelle. Alors oui, j’ai mal, j’ai ressenti cette fracture d’ego, mais elle me réveille aussi. Elle me rend plus forte. Elle me rappelle que je suis digne d’un amour engagé et non d’un dommage.

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